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LES CAUSES PROBABLES DES INONDATIONS MEURTRIÈRES DU QUARTIER DE BAB -EL-OUED A ALGER LE 11 NOVEMBRE 2001

A L’OCCASION DE LA JOURNÉE MÉMORIELLE 11 NOVEMBRE 2018 DES VICTIMES DES INONDATIONS DU 11 NOVEMBRE 2001 AU QUARTIER DE BAB-EL-OUED A ALGER.

A L’OCCASION DE LA JOURNÉE MÉMORIELLE 11 NOVEMBRE 2018
DES VICTIMES DES INONDATIONS DU 11 NOVEMBRE 2001
AU QUARTIER DE BAB-EL-OUED A ALGER.

LES CAUSES PROBABLES DES INONDATIONS MEURTRIÈRES DU QUARTIER DE BAB -EL-OUED A ALGER LE 11 NOVEMBRE 2001.

PAR SAHRAOUI BOUALEM
ASTRONOME ET MÉTÉOROLOGUE ALGÉRIEN


C’était un important gros orage qui s’était formé dans le ciel d’Alger dans la nuit du 9 au 10 Novembre 2001, favorisant dans sa formation par la dépression de 995 Hpa qui était centrée sur la Sardaigne en Méditerranée à l’origine justement du cortège des perturbations atmosphériques dévastatrices porteuses des pluies abondantes qui ont traverse l’ensemble du territoire algérien. Ce gros nuage orageux qui a dominé le ciel d’Alger à l’origine de la catastrophe de Bab-EL-Oued a fait tomber 200 mm en 24 h. Ce qui n’a pas été enregistré depuis 1936. Il y a des statistiques pluviométriques qui font état des quantités de précipitations importantes qui se sont abattues sur Bab El Oued depuis 1936, mais pas cette quantité enregistrée de 200 mm en 24 heures à l’origine de cette catastrophe. Elle représente une quantité similaire à celle que pourrait contenir une tempête ou cyclones tropicaux

Cette quantité de pluie tombée n’était pas météorologiquement prévisible par les services météorologiques de l’époque, en raison du manque des moyens techniques, comme les modèles fiables de prévisions numériques du temps, ainsi que la qualité des observations par radar météorologique qui à l’époque était un simple radar météorologique conventionnel peu utilisé pour la détection et la prévention de ce type d’événements météorologiques extrêmes comme les inondations de Bab-EL-oued. D’autant que les BMS transmis par les services météorologiques aux autorités à l’époque n’étaient pas pris au sérieux par les algériens car ces BMS ressemblaient à tous les autres BMS transmis durant les longues années précédentes dont les contenus n’anticipaient nullement sur cette quantité colossale dévastatrice et terrifiante qui allait tomber sur les hauteurs d’Alger menant à Bab-EL-oued .

Les météorologues des prévisions météorologiques de Météo Algérie étaient eux-mêmes étrangement surpris par cette quantité précipitée de pluies dévastatrices imprévisibles sur la capitale, ce qui porte à croire fermement que cette météo capricieuse sur Alger n’était pas due à un processus naturel de formation de ce nuage,  mais elle aurait été soumise à un processus artificiel dopant catastrophiquement le nuage précipitable. Sinon comment pourrait-t-on expliquer le fait que seul le ciel d’Alger était porteur de ce gros nuage dévastateur alors que paradoxalement le cortège de nuages pluvieux de cette vague de mauvais temps avait affecté tout le territoire algérien de l’ouest a l’est .

A mon avis, en tant qu’astronome et météorologue, je crois que le nuage qui a produit ces inondations aurait été dopé par une modification volontaire de cette météo capricieuse comme celle que l’on appelle l’ensemencement des nuages par des substances comme l’iodure d’argent, la neige carbonique ou les sels microscopiques, qui transforment les cristaux de glace et de la grêle d’un orage en grosses gouttelettes de pluies qui augmentent considérablement la quantité des précipitations de ce nuage en le transformant même en nuage de type Nimbostratus qui incarne le nuage par excellence dans la production des quantités dévastatrices de la pluie génératrices de crues en Europe et en Méditerranée.

Il est sûr que si la population avait été prévenue à temps, avec des BMS d’alerte de fortes pluies génératrices de graves inondations à Alger, les autorités auraient déclenché le plan Orsec qui s’imposerait pour limiter les dégâts et les pertes humaines d’autant qu’on aurait pu dire aux gens d’évacuer le bas des immeubles et monter aux étages supérieures, et la circulation aurait pu être fermée aux automobilistes .

C’est vrai que la configuration de Bab El Oued présentait déjà une vulnérabilité à ce genre de catastrophe. Bab-El Oued signifie d’ailleurs les portes du grand ravin. C’est aussi l’urbanisation anarchique qui avait gagné tout le lit de l’oued. Il était imprudent de laisser cette construction se développer entre Triolet et la mer.

Les Causes des inondations terrestres
Le débordement direct d’un cours d’eau dans son lit majeur, suite à des épisodes de fortes précipitations ou à la fonte des neiges hivernales ( ce sont les crues ). Le débordement indirect d’une réserve d’eau ( de surface ou souterraine ) suite à la remontée des nappes phréatiques ou bien d’eaux à travers les canalisations. L’accumulation des eaux de ruissellement suite à des précipitations abondantes. Il se peut en effet que les capacités de drainage et d’infiltration d’une zone soient insuffisantes pour évacuer les eaux reçues, qui s’accumulent alors. Ce phénomène est accru lorsqu’il y a eu une imperméabilisation des sols ( urbanisation ) sans création d’un réseau d’évacuation suffisant comme le cas de Bab-EL-Oued à cette époque. La rupture d’un ouvrage de génie civil, comme un barrage ou une digue. Un défaut de conception, un manque d’entretien ou tout simplement un volume d’eau trop important peuvent créer une brèche puis une rupture d’un ouvrage de protection. Les conséquences sont en général catastrophiques car le flux d’eau est soudain et très puissant.

Des ingénieurs suisses ont fait pleuvoir dans le désert des émirats arabes unis
Un projet secret financé par le président des Emirats Arabes Unis aurait permis de faire tomber la pluie plus de 50 fois dans la région d’Abu Dhabi pendant l’été. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient pourtant ni nuages, ni précipitations. L’homme pourra-t-il un jour faire tomber la pluie sur commande ? Les experts du climat en doutaient. Les nombreuses expériences menées en ce sens se sont en effet toujours révélées décevantes. Un projet secret étonnant, financé par le président des Emirats Arabes Unis et révélé par le Sunday Times pourrait toutefois changer cette donne. Dans la région d’Abu Dhabi, réputée pour sa sécheresse estivale, des ingénieurs suisses auraient réussi à faire tomber la pluie à une cinquantaine de reprises cet été.

Dans une vidéo confidentielle que les journalistes du Sunday Times ont pu visionner, le président de la société Météo Systems International, Helmut Fluhrer, révèle être « en train de tester une nouvelle technologie de déclenchement de pluie artificielle, Weathertec, dans la région d’Al Ain à Abu Dhabi ». « Nous avons démarré en juin 2010 et avons réussi à faire pleuvoir à plusieurs reprises », soutient-il. Selon les mêmes journalistes, des scientifiques allemands de l’Institut Max Planck de météorologie ont participé à la surveillance du projet. Le respectable professeur Hartmut Grassl, ancien directeur de l’institut, serait notamment impliqué.

Moins coûteux que le dessalement de l’eau de mer

Plutôt que d’ensemencer des nuages existants avec du chlorure d’argent, une méthode rudimentaire à l’efficacité douteuse mais encore utilisée en Chine et en Israël, les chercheurs ont mis en place dans le désert des parasols métalliques d’une dizaine de mètres de haut capables de charger l’air électriquement. Ces derniers produisent des ions négatifs qui sont envoyés dans l’air. Ces particules ont la propriété d’agréger les poussières qui forment alors un support idéal à la condensation de l’eau naturellement contenue dans l’air. La formation de plusieurs milliards de ces minuscules gouttes pourrait alors donner un nuage, lui-même source de pluie. Le dispositif, allumé 74 fois en 112 jours – dès que la saturation de l’air en eau dépassait 30% – aurait provoqué des chutes de pluie à 52 reprises. Le volume de ces précipitations n’est pas révélé. A chaque fois, les services météorologiques locaux ne prévoyaient ni nuages, ni précipitations.

L’entreprise Météo Systems semble pourtant penser que son dispositif pourrait se substituer aux très coûteuses usines de dessalement de l’eau de mer. D’après ses calculs, la production de 100 millions de mètres cubes d’eau douce coûterait seulement 7 millions d’euros par an avec cette technologie, contre 53 millions d’euros pour une usine de dessalement.

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