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L’enquête sur l’attentat de Bamako s’annonce difficile

La nuit n’est pas encore terminée pour Diawoye Diabate. Il mime encore les gestes de la fête en agitant les mains en l’air, simule seul une ronde. « Je dansais avec Mariam Camara qui était là avec son mari, un Canadien. Quand le gars a commencé à tirer, je me suis jeté à terre. Elle a essayé de courir, et une balle l’a traversée », raconte ce vendeur de souvenirs qui, le vendredi 6 mars, était venu à La Terrasse autant pour s’amuser que pour chercher des clients.
Mariam Camara est morte, tout comme le Français Fabien Guyomard, tous deux abattus par un tireur qui a fait irruption dans ce bar-restaurant très fréquenté par les expatriés à Bamako. « Il était très grand, habillé tout en noir et cagoulé. Il a tiré trois rafales. A la première, je croyais que c’était une blague. Après, je me suis mis à ramper et j’ai sauté dans la cour », poursuit le rescapé, à quelques mètres des lieux de l’attentat revendiqué par les djihadistes d’Al-Mourabitoune, le groupe dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, et qui a fait cinq morts.
Le déroulé de cette soirée qui a viré au drame est désormais en bonne partie établi, selon plusieurs sources au fait de l’enquête. Tout d’abord, aux environs de minuit et demi, un homme à moto au « teint clair », le seul pour lequel il existerait un portrait-robot, est contrôlé par une patrouille de police non loin…

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