Leila Zerrougui chef de la Monusco

Leila Zerrougui chef de la Monusco

Par : Abdelkader DJEBBAR

L’Algérienne Leila Zerrougui, a été nommée hier chef de la Monusco, la mission de Paix en République démocratique du Congo par le patron de l’ONU, Antonio Guterres. Le communiqué a été publié mercredi.

Representante spéciale également du secrétaire général de l’ONU, Leila Zerrougui doit prendre ses fonctions en janvier, en remplacement du Nigérien Maman Sidikou, arrivé au terme de son mandat.

La nouvelle chef de l’ONU en RDC a plus de trente ans d’expérience en droit international et en protection des civils, à des postes souvent de direction, précise le communiqué. Elle a notamment été la représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés (2012-2016) et adjointe du représentant de l’ONU en RDC (2008-2012). C’est aussi une spécialiste de la défense des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, et elle a travaillé dans de nombreux groupes de l’ONU chargés de défendre les droits de l’homme.

Née en 1956, Leila Zerrougui a une formation de juriste qui l’avait conduite à être nommée, en 2000, à la Cour suprême algérienne.

La Monusco est présente depuis 1999 en RDC. Avec quelque 18 000 militaires et policiers, plus de 4 000 civils, un budget de 1,14 milliard de dollars par an (environ 960 millions d’euros), c’est la mission de l’ONU la plus importante et la plus onéreuse des Nations unies.

En matière de maintien de la paix, les Nations unies sont maintenant au pied du mur. Lors de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, l’administration américaine – son principal bailleur de fonds – a annoncé la réduction de sa contribution de 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) et a défini une nouvelle politique par la voix du vice-président Mike Pence : « En bref, quand une mission sera couronnée de succès, nous y mettrons un terme. Si elle n’atteint pas les objectifs fixés, nous la remanierons. Et si une opération se solde par des échecs répétés, nous y mettrons un terme. »

Avec un budget de 7,8 milliards de dollars et 15 missions qui semblent sans fin, l’ONU est mise en demeure de réduire le nombre de casques bleus qui émargent à son budget, quelque 95 000 aujourd’hui.

 

A.D

 

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