L’Edito de Mr CHOUAKI Mohammed

L’Edito : La feuille de route de  Bouteflika est incomplète

Malgré le retrait de la candidature pour un cinquième mandat, malgré le programme d’action en sept points, malgré les minis changements au sein du gouvernement, les appels à poursuivre les marches du vendredi n’en finissent pas. Les appels sont lancés d’un peu partout pour ne baiser les bras qu’après le départ de Bouteflika qui s’est octroyé une prolongation de mandat. Mais pour certains, « le vrai début du changement réside en la dissolution du Parlement pour voir plus clair ». Il faut rappeler qu’il n’y a pas très longtemps, il a été mis fin aux fonctions du Président et que les portes de l’Assemblée Nationale ont été verrouillées et cadenassées.

L’Edito

La feuille de route de  Bouteflika est incomplète

Alger par : Mohammed CHOUAKI

Malgré le retrait de la candidature pour un cinquième mandat, malgré le programme d’action en sept points, malgré les minis changements au sein du gouvernement, les appels à poursuivre les marches du vendredi n’en finissent pas. Les appels sont lancés d’un peu partout pour ne baiser les bras qu’après le départ de Bouteflika qui s’est octroyé une prolongation de mandat. Mais pour certains, « le vrai début du changement réside en la dissolution du Parlement pour voir plus clair ». Il faut rappeler qu’il n’y a pas très longtemps, il a été mis fin aux fonctions du Président et que les portes de l’Assemblée Nationale ont été verrouillées et cadenassées.

Pour notre confrère « Le soir d’Algérie », l’idée d’un retrait collectif des députés de l’opposition émise depuis une semaine par le RCD est en bonne voie ».

Un conclave de concertation qui a vu la présence de représentants d’Ennahda, El Adala, El Moustakbel, MSP et PT avec comme seul point à l’ordre du jour, la recherche d’une position commune afin d’aider à l’ouverture d’une issue positive au mouvement de contestation dans sa détermination à changer le système politique qui a spolié les Algériennes et les Algériens de leur indépendance.

Une position qui consisterait notamment, en un retrait collectif des parlementaires de l‘opposition et de la préparation d’une déclaration commune, en phase avec les aspirations du peuple Algérien, exprimées par les populations et, de plus en plus, par des organisations et des corporations telles que les étudiants les syndicalistes, les juges, les élus, les avocats…, écrivent les parlementaires progressistes dans un communiqué rendu public lundi dernier.

Et en attendant la prochaine réunion des groupes parlementaires de l’opposition, les députés du RCD décident leur retrait de toutes les activités de l’APN, exigent, en échos aux aspirations des Algériennes et Algériens et en vue d’ouvrir une nouvelle ère et permettre au peuple Algérien de reprendre sa destinée en mains : la démission du Chef de l’Etat, le départ de son gouvernement et la dissolution de l’APN et du Conseil de la Nation.

Donc en fait, pour plusieurs, le programme annoncé par Bouteflika ne colmate même pas les brèches urgentes. « Le changement immédiat à concrétiser est le départ du Président actuel en application de l’article 102 portant sur « la vacance du pouvoir ». Les avocats n’en démordent pas et sont allés jusqu’à interpeller le Président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, mis en demeure par les avocats des barreaux d’Algérie de faire respecter la Constitution en invalidant la candidature d’Abdelaziz Bouteflika et en appliquant l’article 102 de la Constitution qui stipule “la constatation par tous les moyens, notamment médical, de la vacance du pouvoir”.

Le Président de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), Noureddine Benissad a fustigé la réponse de “la Présidence aux manifestations populaires”, dans un communiqué rendu public ce mardi.

Selon lui, “la feuille de route proposée par le communiqué de la Présidence en réponse aux manifestations populaires va à l’encontre de la volonté du Peuple, seule source du pouvoir et de la souveraineté populaire”.

L’avocat a par ailleurs ajouté que “la prolongation du 4ème mandat du Président sortant, décidé de son propre chef qui n’aura plus aucune légitimité populaire à compter du 18 avril 2019, une transition pilotée, gérée et conduite par le système autoritaire décrié et rejeté par le Peuple est un ultime mépris à l’intelligence du Peuple et aux revendications de la rue”.

M.CH

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