L’EDITO de Mohammed Chouaki Le « non dit » du Président !!!

L’EDITO  

Le « non dit » du Président !!!

Par : Mohammed CHOUAKI

Au jour d’aujourd’hui, le Président Abdelaziz Bouteflika n’a rien dit concernant sa décision de briguer un autre mandat Présidentiel ou pas, même si des signes annonciateurs poussent à cette éventualité, à cette possibilité. Mais d’autres signes, moins lumineux, disent parfois le contraire et nous éclairent sur des conclusions qui affirment que Bouteflika n’ira pas à la rencontre d’un autre mandat. Tout  repose sur ce “non dit” du Président qui brouille les pistes et empêche toute tentative de vision claire de ce que sera fait demain. De ce “non dit”, beaucoup de choses ont été dites. Des “choses” rarement justes, souvent approximatives, mais généralement fausses.

Le Président a sûrement ses raisons de maintenir et entretenir ainsi le suspens et le mystère autour d’un nouvel mandat. Lui qui a aura “régné” sur l’Algérie d’ici la fin de son mandat 20 longues années. Mais l’heure du bilan, n’a pas encore sonnée, même si elle est criée et scandée ici et là avec un opportunisme jamais égalé. Ce genre de bilan ne sera jamais partial et objectif, parce qu’il n’y a pas mieux que l’Histoire pour faire le bilan d’un homme politique.

Et l’histoire dira que Bouteflika a marqué l’Algérie, il n’y a pas et n’y aura pas de doute là dessus. Son parcours politique pendant la révolution et après l’indépendance comme ministre des affaires étrangères n’est plus à présenter. Son retour “aux affaires” de l’État en 1999 a marqué un tournant dans une trajectoire politique inattendue après une traversée du désert très solitaire. Il était revenu au somment de l’État après avoir été obligé de quitter le « pouvoir » par la petite porte, juste après la disparition du Président Houari Boumédiène.

Bouteflika est revenu en Algérie à la rencontre d’un climat politique des plus tendus, d’une situation sécuritaire encore très fragile, d’une réalité économique des plus difficiles, et d’une société épuisée et meurtrie. Le comble, c’est que son élection a été “faussée” par le fameux retrait de l’ensemble des autres candidats en course.

Mais le 1er mandat s’entame plutôt bien et même sous de “bonnes étoiles” pour le Président Bouteflika. La “paix” s’instaure petit à petit, et le petit peuple retrouve enfin la tranquillité, la quiétude et le sourire. Doucement mais sûrement, Bouteflika sème « l’espoir », il l’impose même. Il aura pour récompense un cadeau devin tombé du ciel : la hausse des prix du pétrole.

L’Algérie soupire, le peuple respire et l’État aspire. Les années noires du terrorisme sont derrières. Bien qu’en colère, bien que blessé dans sa chair et dans son être, le peuple a « accepté » plutôt difficilement de tourner la page, mais il a juré, par les chouhadas des années du colonialisme, les chouhadas de la guerre d’Algérie pour l’indépendance et les chouhadas de la décennie noire, de ne pas oublier, de ne jamais oublier. Et tout portait à croire que l’Algérie est enfin sortie du tunnel.

Un mandat, puis un deuxième dans la foulée. Un troisième (en modifiant la constitution) « pour permettre la grande relance du pays et pour la continuité et la stabilité ». Mais voilà que le Président a des soucis de santé visibles et graves. Le peuple compatis et voit en l’état de son Président tout le fardeau qu’il avait sur lui. Mais il partira (ou on le fera partir) pour un 4e mandat.

Un 5e mandat pour le Président est sur toutes les lèvres. Oui, ou non ? Malin celui qui peut répondre ! Le silence du Président autour d’une nouvelle candidature ou pas, a donné l’occasion à des voix de monter le son et de parler en son nom. Ils font du bruit, souvent inutile, du chahut chahuté et du folklore politique toujours en son nom.  Mais Bouteflika a-t-il donné son accord pour que ces « politiques » parlent pour lui et de lui !!? et pour lui demander de se présenter pour un 5e mandat ? Serait-ce le clan présidentiel « indéchiffrable » qui a donné son accord ? Serait-ce une manière de tâter le terrain et de mesurer la température ? Autant de questions et autant de non réponses.

Le pays est en attente, le peuple est à l’écoute et les politiques aux abois. Le jour où le Président se dévoilera, il se passera des choses. S’il annonce son souhait d’aller pour un 5e mandat, les opportunistes seront nombreux. Si par contre, il dira “NON”, beaucoup de masques tomberont et « les chiens » se retourneront contre le Maître.

M.CH

 

 

3 pensées sur “L’EDITO de Mohammed Chouaki Le « non dit » du Président !!!

  • 14 juin 2018 à 13 h 49 min
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    Vous n’apportez aucun élément nouveau si ce n’est pour dire qu’il est dans l’expectative. Une expectative interprétée (selon vous) comme un élément de refus de sa part à un 5ème mandat. Or c’est précisément là ou son côté Bonapartiste suranné intervient: laisser les autres le faire à sa place. C’est-à-dire les partis croupions, les ministres ainsi que les médias publics. Mais un une autre mandature n’est pas tributaire que de ceux là. D’autres paramètres ne manqueront pas d’entrer en jeu que vous semblez ignorer ou feindre d’ignorer et vous en êtes excusé: c’est apparemment un nouveau journal électronique que vous dirigez et disons que c’est normal que vous montriez une patte si blanche. Bon vent !

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    • 15 juin 2018 à 0 h 02 min
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      Ya aucun rapport entre votre comentaire et cet article .quand on critique. On critique l article mais pas le journal.
      Et ca se voie que votre connaissance concernant le journal est etroite.

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  • 14 juin 2018 à 15 h 32 min
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    Quand il était venu aux affaires dans ses discours haranguant les foules ils parlait de terrorisme de l’ administration de hogra d’injustice et même affirmant que s il ‘ avait 20 ans il serait monter au maquis comme l’ont fait les fisistes de Abas Madani, au bout de 20 ans de règne sans partage avec tous les atouts en main une embellie financière des scores truqués à 90% une constitution malmenée pour quels résultats aujourd’hui il a reproduit les m^mes erreurs disparités sociales injustice hogra crises morales sociales corruption généralisée absence de libertés d’état de droit , déliquescence d’une administration bloquée dans les années 70/80 un pays sans ambitions sans développement durable sans vison sans projections nous sommes encore dans la lutte des clans des castes des douar le népotisme et le larbinisme continuent à être les leviers de gestion de la rente qui a crée des oligarques de manière honteuse le pays pouvait être mieux que ce qu’il est aujourd’hui un dinar qui ne vaut presque rien un pouvoir d’achat attaquée de toutes part ,y compris par l’ état une refondation des institutions qui ne s’est jamais faite une absence totale du pays dans les forum des courtisans qui se sucrent de la commune au sommet de l’ état et des réformes qui n’ont jamais été faite .ceux qui disent que Bouteflika est un homme de pouvoir et non un homme d’état ont eu raison il n’ est jamais venu pour construire un état au sens propre du terme ce qui l’intéresse c’est le pouvoir et seulement le pouvoir le reste ne compte pas beaucoup il aurait pu glaner les reconnaissances et lauriers du Panthéon s’il avait construit de véritables institutions une administration moderne une justice implacable et impartiale une économie durable bien pensée bien réfléchie il aurait pu fédérer toutes les compétences du pays interne et externe sans exclusion aucune .il aurait glané des médailles de reconnaissance si le développement était équilibré planifié si les meilleurs cadres seraient au commande du pays hélas mille fois hélas un gâchis qui va être payé cash dans les prochaines années quand nous serons 50 et 60 millions d’habitants dont 90 % agglutinés dans des villes sur une bande côtière sous pression avec moins de moyens moins de compétences et des pressions externes il faudra du génie pour ceux qui seront dans la cabine de pilotage et que dire de cette radicalisation excessive qui broie tout sur son chemin et ce travail des islamistes à l’ affût nous presque à la même case de départ des années 90 un remake? le temps nous le dira .

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