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L’écrivain Dahri Hamdaoui : Le libre cours de la…plume !

Dahri Hamdaoui est l’auteur de plusieurs textes, allant de l’essai à la poésie en passant par le roman et la nouvelle. Il écrit parce que c’est sa passion, sa manière de dire les choses et de les décrire. Confiné dans son monde d’écrivain, relié dans ses inspirations dans la belle ville d’Oran, il n’a pas eu cette chance de faire connaître ses écrits, comme il aurait espéré. « Peu importe » dit-il, le plus important est de laisser libre cours à sa plume ».

L’écrivain Dahri Hamdaoui
Le libre cours de la…plume !

Par Fayçal Charif

Dahri Hamdaoui est l’auteur de plusieurs textes, allant de l’essai à la poésie en passant par le roman et la nouvelle. Il écrit parce que c’est sa passion, sa manière de dire les choses et de les décrire. Confiné dans son monde d’écrivain, relié dans ses inspirations dans la belle ville d’Oran, il n’a pas eu cette chance de faire connaître ses écrits, comme il aurait espéré. « Peu importe » dit-il, le plus important est de laisser libre cours à sa plume ».

Dahri Hamdaoui cet enfant de l’autre ville de l’ouest, la ville des artistes, Saïda, est avenant, calme dans la discussion et l’échange, presque timide. Il aime écouter l’autre et observer chez lui « des choses » qui peuvent inspirer. « …et de l’inspiration, l’écrit prend forme » ose-t-il avouer.

Les écrits de Hamdaoui sont authentiques. Ils sont « algériens », mais ils débordent d’humanisme et d’universalité. Cette envie d’écrire chez lui est vieille. « J’écris depuis toujours, je crois que j’écris depuis que j’ai appris à lire et à écrire. J’ai écrit des romans, des nouvelles, des poèmes, des essais et même des manuels scolaires, je suis tout le temps en train de noircir des pages blanches ». Des manuels scolaires ? Oui, parce « j’ai enseigné le français pendant près de 40 ans ».

Au tout début, il a longtemps considéré que ses écrits ne pouvaient intéresser d’autres personnes que celles qui font partie de sa vie, comme sa famille, ses amis et ses collègues, « jusqu’au jour où l’une d’elles m’a persuadé de tenter ma chance en envoyant un manuscrit à un éditeur. C’est ce que j’ai fait ».

Il tente l’édition en Algérie, mais il comprend très vite la complexité de ce monde. Et puis deux expériences à l’étranger lui font comprendre que « l’impossible est possible ». En effet, la maison d’édition l’Harmattan a accepté de publier son recueil de nouvelles intitulé « Si mon pays m’était conté » en décembre 2007. Bien plus trad, en 2014, les éditions Edilivre ont publié un recueil de poésie et une nouvelle.

Mais entre temps, l’expérience d’édition en Algérie est un presque un échec et surtout une terrible déception sur le plan moral. « En juillet 2008, raconte-t-il avec amertume, j’ai envoyé un roman intitulé “Galette d’orge et huile d’olive” à la maison d’édition ‘’Dar el Gharb’’, d’Oran. L’éditeur en a vendu 2000 exemplaires, mais n’en a reconnu que 500 et m’a remis la maudite somme de 18 000 dinars comme droits d’auteur, répartis en 3 versements étalés sur … 5 années. Un mépris ! Pire, en 2014, je tente à nouveau l’expérience avec un second éditeur ‘‘Anwar el Maârifa’’, de Mostaganem. Il vient d’imprimer son deuxième millier d’exemplaires tout en me refusant toute signature de contrat. C’est vous dire … ». Hamdaoui en rit, mais dans son fond d’écrivain, il considère cela comme une insulte.

Pourtant, tout portait à croire que l’écrivain Dahri Hamdaoui, auteur en 2007, en Algérie, de « Si mon pays m’était conté », allait en éditer d’autres d’aussi beaux. A l’époque, beaucoup de ceux qui ont lu son roman ne tarissaient pas d’éloges sur son oeuvre. Même Kamel Daoud, qui était en ces temps lecteur/correcteur chez Dar el Gharb, a été son premier lecteur. Il a rédigé un billet où il jugeait que son roman est même un chef d’œuvre.

Sous d’autres cieux, un lecteur français a même eu ces mots : « il y eut ‘’Cent ans de solitude’’ de G.G. Marquez au XXème siècle, il y aura ‘’Galette d’orge et huile d’olive’’ de D. Hamdaoui au XXIème siècle. ». Dahri en rit à nouveau et dit : « Ce lecteur exagérait sans doute, je n’ai pas cette présomption ». Mais il y a eu un autre témoignage, et c’est le dernier en date, qui est arrivé jusqu’à l’auteur. Un marchand d’olives au marché d’Alès (France) a simplement dit que ‘’Galette d’orge et huile d’olive’’ est un « roman extraordinaire qui m’a ébloui ».

Cet écrit n’a pas cessé de plaire. Les Editions du Net, en France, ont accepté de le publier l’année dernière. « J’espérais améliorer un tout petit peu le menu, (un professeur à la retraite en Algérie, d’avant les augmentations de 2008, vivote avec une pension de misère ), mais faute de promotion et vu que je ne réside pas en France, la vente ne décolle pas. De plus Les Editions du Net ne peuvent m’envoyer mon dû de droits d’auteur, parce qu’il est difficile d’ouvrir un compte bancaire en devises ici dans mon pays ».

Pour palier à ces contraintes, Dahri prend son mal en patience. « Je suis aussi auteur de quelques autres publications comme des manuels scolaires et des contributions dans la presse algérienne ». Mais l’écrivain ne peut, et ne veut pas, baisser les bras, il ne peut lâcher sa plume, une si jolie plume qui déverse avec finesse et charme des écrits d’une rare beauté.

Bio express :
Nom : HAMDAOUI
Prénom : Dahri
Né le 15 septembre 1950 à Saïda (Algérie)
Demeurant à Oran
Scolarité :
– Primaire : de 1956 à 1962 (différentes écoles à Sidi Bel Abbès)
– Secondaire : de 1962 à 1969 (Lycée Ibn Badis, Oran)
– Universitaire : 1977 à 1980 (ENS à l’université d’Oran)

Il a enseigné la langue française en tant qu’instituteur de 1969 à 1975, puis en tant que professeur de collège (1976-77) avant de rejoindre l’Ecole normale supérieure de 1977 à 1980, d’où il est sorti major de sa promotion. Il a occupé le poste de professeur de lycée de 1980 à octobre 2005, date de sa retraite.

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