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Le vieux bâti sous le projo

 Le vieux bâti sous le projo

 Par : Abdelkader DJEBBAR

Les jours passent et se ressemblent. Prix élevés des fruits et légumes. Les transports en commun laissent à désirer côté hygiène. Les salles de cinéma brillent pour leurs conditions. Et les immeubles sont tout simplement presque abandonnés à leur triste sort, à l’exception de certains immeubles à qui l’on veut faire peau neuve. Pas du tout simple de vivre.

Heureusement que certaines villes se réveillent de temps à autre pour faire le ménage dans le vieux bâti. Cette fois-ci c’est Alger qui s’attelle, au titre de ses projets pour l’année 2018, à la rénovation et à la réhabilitation de 1579 immeubles anciens dans du Plan stratégique de réaménagement et de modernisation de la wilaya d’Alger, lit-t-on dans le rapport des réalisations de la wilaya pour 2017. D’après ce rapport, dont l’APS, le nombre de logements s’élève à 22 034.

Le nombre global des immeubles et habitations nécessitant des travaux de rénovation dans la capitale est estimé à 14767 bâtisses, soit 58 3184 habitations, rappelle-t-on de même source.

L’opération de rénovation ne concerne pas uniquement les immeubles d’Alger Centre datant de l’époque coloniale “qui nécessitent une grande restauration” mais également “les cités construites dans les années 70 et 80 à l’instar des cités de Bab Ezzouar, Bachdjerrah, Bourouba et toutes les bien autres cités au niveau des communes de la Wilaya nécessitant “une légère rénovation” et “un rafraîchissement des façades”, a fait savoir à l’APS le conseiller auprès de la commission chargée du réaménagement et de l’embellissement de la wilaya d’Alger, Mohamed Machouk.

Le vieux bâti ne concerne pas que les grandes villes qui semblent bénéficier d’un apport particulier mais qui reste néanmoins insuffisant vu le nombre d’accidents enregistrés chaque jour. Ce qui signifie que la sélection des immeubles à faire l’objet de travaux de rénovation ne semble pas appropriée et encore moins judicieuse.

Certains bâtiments ne présentant aucune urgence sont retenus pour faire peau neuve. Certains travaux se limitent à rafraîchir la peinture des façades alors que des occupants d’autres bâtiments connaissent de temps à autre des menaces certaines. La question qui se pose et s’impose se limite à quelques mots bien que les maux soient tenaces : qui décide de quoi? Les occupants ont-ils droit de parole? Certains sont même prêts à contribuer financièrement pour sauver leur bâtisse. Alors, qui décide de quoi? Qui fait quoi ?

 

A.D

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