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Le Vice-Président de l’Assemblée Populaire Nationale, Abdelkader Hadjoudj : Au sommet des Présidents des parlements de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée

Le Vice-Président de l’Assemblée Populaire Nationale, Abdelkader Hadjoudj : Au sommet des Présidents des parlements de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée

Par : Mohammed CHOUAKI

« L’Algérie est devenue une citadelle et un modèle de sécurité et de stabilité »

Le 5ème sommet des Présidents des parlements de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée a été organisé dernièrement au Caire lors de la 14ème session de l’Assemblée. Représentant l’Algérie, Abdelkader Hadjoudj, Vice-président de l’Assemblée populaire nationale, membre du bureau politique du FLN, a détaillé dans un discours officiel la position de l’Algérie vis à vis d’un certain nombre de questions et de conflits à travers le monde et d’autres sujets qui touchent à la région méditerranéenne.

Abdelkader Hadjoudj, a souligné que la région fait face à une série de défis imposés par les déséquilibres chroniques à certains niveaux du développement et aussi par l’incapacité à l’espace commun de proposer un bien-être commun comme l’a instruit et approuvé le « Processus de Barcelone ». Le Vice-président de l’Assemblée populaire nationale a indiqué que cela est dû à « la multiplicité des crises en Libye et en Syrie, et la complexité de la question palestinienne, en raison de l’entêtement d’Israël à continuer à construire des colonies, perturbant la voie d’une solution pacifique au conflit ». Et de poursuivre que ce qui a compliqué encore plus la situation et semé la confusion, c’est la décision des Etats-Unis de transférer son ambassade à El Qods, « ce qui est une violation flagrante du droit international et un coup d’arrêt au processus de paix et aussi un changement dans le statut juridique et historique de la ville sainte ».

Hadjoudj, qui présidait une délégation parlementaire algérienne paritaire des deux chambres, a insisté dans son discours sur l’immigration clandestine. Il a indiqué que « la région méditerranéenne est confrontée à des catastrophes humanitaires provoquées par l’immigration clandestine, qui impose non seulement un travail sur les mécanismes de sécurité, mais doit prendre en compte également les conditions de stabilité et de développement dans les pays d’origine, afin d’éviter à la Méditerranée de se transformer d’une mer d’espoirs à un bourbier de douleurs et des tragédies ». Et d’ajouter que « cela appelle à des réflexions et des actions humaines, constructives et solidaires capable de trouver des solutions créatives pour mettre fin aux tragédies humaines répétitives dans notre région, et surtout permettre aux pays confrontés à l’instabilité, comme la Syrie et la Libye à construire un consensus interne, national et global sans diktats extérieurs, sans ingérence étrangère. Et aussi aider les pays les moins développés de la région à se hisser économiquement, c’est le seul garant des droits et le seul moyen d’éviter des crises qui conduisent à l’instabilité et à l’agitation ».

Concernant la coordination et la coopération pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme sous toutes ses formes, Abdelkader Hadjoudj a appelé « à mettre une stratégie cohérente et complémentaire pour éliminer ce fléau, bloquer toutes les sources de financement et traiter les causes en allant aux racines du problème en prônant la modération et en faisant face au discours extrémistes. Il faut également consolider les principes du dialogue ». Il a souligné au passage qu’il est impératif de faire la part des choses et de comprendre une fois pour toute que « le terrorisme n’a de lien avec aucune religion, aucune culture aucune nation ». Il insiste sur le fait que « le terrorisme est une défiance mondiale et aucun pays au monde n’est à l’abri de son danger. Il suffit de consulter la carte des menaces pour concevoir son étendue mondiale, surtout dans les zones connues pour la fragilité des structures des Etats. Ajouter à cela le grand nombre d’interventions étrangères qui produisent les conditions favorables au terrorisme et à l’extrémisme violent ».

Après avoir fait un rappel de ce qu’a enduré l’Algérie dans les années 90 face à un terrorisme barbare sans précédent, passé à l’époque sous silence international douteux, le représentant de l’état algérien a mis en avant « l’implication courageuse des Algériens contre le terrorisme, un défi relevé avec nationalisme et patriotisme et un attachement sans faille aux principes de la République, les sacrifices de l’armée populaire nationale et toutes les institutions de sécurité et les citoyens regroupés dans des groupes d’autodéfense ». Il confirme que « c’est ce qui a permis l’élimination du phénomène du terrorisme et le démantèlement de sa mobilité ».

Devant une assistance qui suivait son discours avec grand intérêt, le Vice-président de l’Assemblée populaire nationale conclut que « les initiatives sages du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à travers la loi sur la concorde civile en 1999, la charte pour la paix et la réconciliation nationale en 2005, ont signé la défaite du terrorisme et de l’extrémisme sous toutes ses formes, et c’est ce qui a permis à l’Algérie d’activer et d’accélérer la renaissance du pays à travers le programme initié par le Président de la république. Cette nouvelle ère porteuse d’espoirs a permis à l’Algérie d’investir des centaines de milliards de dollars dans le développement, augmentant ainsi les indicateurs de développement et le niveau du revenu national brut, et mis fin à l’endettement. Ce qui a renforcé la souveraineté économique et financière de l’Etat ».

Il confirme que cela « a contribué au retour de la sécurité et la tranquillité en Algérie et a permis des réformes constitutionnelles et politiques profondes renforçant encore plus la démocratie nationale, et la stabilité de l’Etat algérien, et a élargi le domaine des droits de l’homme et des libertés publiques. L’Algérie était devenue une citadelle et un modèle de sécurité et de stabilité au milieu des turbulences géopolitiques. C’est ce qui lui a permet notamment d’apporter son aide dans les conflits, sans ingérence aucune et dans le respect de la souveraineté des États. L’Algérie a participé activement pour trouver des solutions aux crises au Mali et en Libye, et a contribué au renforcement des capacités des pays pour prévenir du terrorisme et de l’extrémisme ».

M.CH

 

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