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Le top de l’informel

Le top de l’informel

Par : Abdelkader Djebbar

Un algérien sur deux est dans l’informel malgré des plans et des projets au plus haut niveau de l’Etat pour enrayer la gangrène de l’illégal, de l’illicite. Autant dire que l’informel se renforce et brouille toutes les cartes. Il prend place au vu et au su de toutes et de tous. Rares sont ceux qui le boudent pour plusieurs raisons. Certaines sont bonnes car c’est l’aubaine. D’autres sont repoussantes parce que pratiquement impensables.

Mais pour le commun des mortels, l’informel s’affiche bien et semble rendre service aux moins nantis. Chacun semble trouver son compte. Sauf le fisc qui se fait arnaquer, là aussi, au vu et au su de toutes et de tous.

De l’avis de plusieurs, rien n’est plus informel que le formel lui-même à en juger par l’anarchie des prix, l’anarchie organisée de certains revendeurs et surtout des mandataires par lesquels arrivent tous les imbroglios aussi bien en matière des prix que de la qualité pour ne pas dire de la falsification et des tours de passe-passe dans lesquels se sont spécialisés ceux qui s’inventent du jour au lendemain vendeurs spécialistes dans tel ou tel secteur. C’est dire que l’anarchie est de mise parfois même avec la complicité de certains dont le rôle et la mission sont justement de combattre l’illégal officiel.

L’état des lieux est accablant : au cours des quatre dernières années, des transactions commerciales sans factures d’un montant global de 206.5 milliards de DA, à savoir pas moins de deux milliards d’euros,  soit une moyenne annuelle de 51,6 milliards de DA, ont été découvertes par le ministère du Commerce.

Sur le terrain, on se rend compte de plus en plus, selon des experts, que le commerce informel en Algérie est organisé autour de différents secteurs et produits. Les produits les plus touchés par ce phénomène sont les pièces de rechange pour véhicules, les produits agroalimentaires, les articles électroniques et électroménagers, les cosmétiques et les textiles. Approvisionné par la production nationale de marchandises contrefaites, l’importation et la contrebande, le commerce informel s’est développé sur l’ensemble du territoire national avec des spécialités par région.

Et un rapport d’experts en la matière souligne que le commerce informel, qui représente en Algérie 30% de l’économie nationale, regroupe plusieurs opérateurs comme « des producteurs (industriel ou artisans), des importateurs, des commerçants grossistes, des détaillants et autres commerçants n’ayant aucune habilitation légale ». Parmi les pratiques frauduleuses constatées le rapport cite, entre autres, « le registre du commerce dont il est difficile d’en vérifier l’authenticité ou la validité, la fausse facturation, l’approvisionnement en devises du marché parallèle et l’exportation informelle aux pays sahariens limitrophes ».

A.D

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