Le soleil au service de l’eau

Le soleil au service de l’eau

Par : Abdelkader DJEBBAR

Incontestablement, le soleil plane sur les barrages Algériens et réussit bien souvent à les combler à partir de l’eau de mer. Une équipe de chercheurs de l’Unité de développement des équipements solaires (UDES) de Bou Ismail(Tipasa) a développé, dernièrement, des équipements pour le dessalement de l’eau de mer fonctionnant à 100% à l’énergie solaire et/ou d’origine photovoltaïque, rapporte l’APS.

Il s’agit, en l’occurrence d’un projet, intitulé “Développement de technologies par l’exploitation de l’énergie solaire dans le dessalement des eaux saumâtres et de mer suivant les techniques membranaires thermiques”, inscrit dans le cadre des différents programmes de recherches  des centres relevant du CDER, a indiqué à l’APS Yassaâ Noureddine.

Le projet combine deux technologies de dessalement basées sur le solaire. Le premier procédé dit de distillation membranaire alimentée par des panneaux solaires thermiques, est doté de faibles capacités estimées à 100L/heure. Quant au second procédé, ayant fait l’objet d’une étude d’évaluation, il est basé sur le processus d’osmose inversé, alimenté par des cellules photovoltaïques. La combinaison des deux processus permet d’augmenter le volume d’eau traitée tout en minimisant la quantité de saumure produite.

Outre les zones côtières, ces particularités permettent une installation très rapide et une adaptation parfaite aux besoins spécifiques des régions arides et semi arides souffrant d’une carence en eau potable, a souligné Noureddine Yassaâ.

Dans la 2ème phase du projet, les chercheurs de l’UDES comptent s’intéresser au dessalement des eaux destinées à l’irrigation agricole, a ajouté le responsable, soulignant la haute valeur scientifique et socioéconomique de ce projet, assurant une autonomie énergétique, doublée d’une réduction des frais.

Ce programme de dessalement des eaux saumâtres et de mer est au diapason des besoins nationaux liés au développement de nouvelles technologies qui réduiront les dépenses liées au dessalement d’eau de mer , d’autant plus que l’Algérie est doté d’un littoral de 1.600 km de long , qu’elle peut exploiter à moindre frais , parallèlement à l’exploitation des eaux souterraines saumâtres des régions arides et semi arides.

Pour rappel, le programme de dessalement, mis en œuvre depuis 2003, prévoit la réalisation de 13 stations de dessalement d’une capacité nominale totale de 2,31 millions de m3/j, ce qui représente près de 850 millions de m3/an, pour desservir 8 millions d’habitants.

A ce jour, onze (11) grandes stations ont été réalisées et mises en service. Le volume global de ces stations est de 770 millions de m3/an représentant 17% de la production nationale d’eau potable, sachant qu’elles ont mobilisé une enveloppe globale de trois (3) milliards de dollars.

Les 2 nouveaux projets qui viendront s’ajouter, une fois réalisés, à un parc de 11 grandes stations de dessalement d’eau de mer actuellement en exploitation, confirment que le dessalement d’eau de mer est une option majeure de la politique nationale de ressources hydriques.

A.D

 

 

 

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