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Le Nobel de la paix au Congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad

OSLO - Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin Congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique" (EI/Daech), "pour leurs efforts pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre".

Le Nobel de la paix au Congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad

OSLO – Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin Congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe terroriste autoproclamé “Etat islamique” (EI/Daech), “pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre”.

L’un gynécologue, l’autre victime, Denis Mukwege et Nadia Murad incarnent une cause planétaire qui dépasse le cadre des seuls conflits, comme en témoigne le raz-de-marée planétaire MeToo déclenché il y a un an par des révélations de la presse.

“L’homme cesse d’être homme lorsqu’il ne sait plus donner l’amour et ne sait plus donner l’espoir aux autres”, a déclaré M. Mukwege en 2015 au personnel de l’hôpital de Panzi qu’il dirige à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Agé de 63 ans, marié et père de cinq enfants, le Dr Mukwege aurait pu rester en France après ses études à Angers (centre-ouest). Il a fait le choix de retourner dans son pays, et d’y rester aux heures les plus sombres.

A 25 ans, Nadia Murad a survécu aux pires heures traversées par son peuple, les Yazidis d’Irak, jusqu’à en devenir une porte-parole respectée et à décrocher le Nobel de la paix.

Cette jeune fille au visage fin et pâle encadré par de longs cheveux bruns aurait pu couler des jours tranquilles dans son village de Kosho, près du bastion yazidi de Sinjar, une zone montagneuse coincée aux confins de  l’Irak et de la Syrie.

Mais la percée fulgurante des terroristes du groupe Daech en 2014 en a décidé autrement.

Un jour d’août, sur des pick-up surmontés de leur drapeau noir, ils ont fait irruption, tué des hommes, transformé en enfants-soldats les plus jeunes et condamné des milliers de femmes aux travaux forcés et à l’esclavagisme sexuel.

Aujourd’hui encore, Nadia Murad –comme son amie Lamia Haji Bachar, avec laquelle elle obtenait en 2016 le prix Sakharov du Parlement européen– n’a de cesse de répéter que plus de 3.000 Yazidies sont toujours portées disparues, probablement encore captives.

L’an dernier, le Nobel de la paix était allé à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) pour avoir contribué à l’adoption d’un traité historique d’interdiction de l’arme atomique.

Le prix, qui consiste en une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 9 millions de couronnes suédoises (environ 865.000 euros), est remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896).

Aps

 

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