Le Ministre des Finances : L’emploi, la pierre angulaire…

Le Ministre des Finances

L’emploi, la pierre angulaire…

Par : Abdelkader DJEBBAR

Jamais auparavant, l’emploi reste la pierre angulaire, a affirmé en substance, hier mardi, le Ministre des Finances en soulignant que la préservation de l’emploi demeure une priorité pour l’Etat, même en cas de prise de participation d’entreprises privées dans des entreprises publiques dans des secteurs non stratégiques, dans le cadre du Partenariat sociétaire entre le secteur public et privé.

“Le partenariat public-privé, prévu, souligne le Ministre, n’est pas une privatisation, mais une prise de participation d’entreprises privées dans des entreprises publiques dans des secteurs non stratégiques et dans les limites qui sont connues. Le privé ne peut agir en dehors des règles fixées par la loi”.

Précisant que la prise de participation du privé ne peut excéder les 34% du capital des entreprises publiques dans certains secteurs, M. Raouya a tenu, toutefois, à préciser que l’Etat n’est pas prêt à céder le moindre pourcentage du capital des entreprises publiques  relevant des secteurs stratégiques comme celui de l’Energie dont les hydrocarbures, ou des Transports.

Par contre, a-t-il poursuivi, le secteur privé pourrait intervenir dans les domaines de l’infrastructure (réalisation de stades…).

Concernant le commerce extérieur et les mesures prises pour la suspension de l’importation de certains produits, M. Raouya a souligné que ce dispositif est conjoncturel, et ce, “pour mettre fin à l’importation anarchique, retrouver l’équilibre de la balance commerciale et rendre notre économie plus solide d’ici deux à trois années”.

Il y a à peine quelques jours, plusieurs ont subi ou subiront dans un très proche avenir, de gros changements. L’histoire de montage de voitures revient encore une fois sur le tapis et certaines licences d’importations pourraient être données au plus offrant, une sorte de « vente aux enchères.

A propos des éventuelles conséquences inflationnistes de l’application du financement non conventionnel, le ministre a assuré que l’Etat a accompagné cette mesure par des mécanismes de contrôle rendant possible la maîtrise des sommes injectées dans l’économie nationale ainsi que de l’inflation dont le taux prévu pour 2018 est de 5,5%.

Le Ministre a, par ailleurs, écarté l’éventualité d’un changement de la monnaie nationale pour drainer les capitaux circulant dans le secteur informel, expliquant que cela “ne peut être possible si la masse de cet argent n’est pas suffisamment connue”.

S’agissant de l’impôt sur la fortune, qui était prévu dans le projet de loi de finances 2018 mais supprimé par l’APN en raison, selon sa Commission des finances, des “difficultés techniques” de son application, M. Raouya a fat valoir que “le Parlement est souverain dans sa décision”, ajoutant que cette mesure pourrait être introduite dans les prochaines lois de finances une fois sa mise en application effective sera possible.

A.D

 

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