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Le Golfe en ébullition

Le Golfe en ébullition

Synthèse par :  M. AZZEDE

Tout a commencé avec des spéculations. Mais tout s’est embrouillé avec la visite du Président Trump à la suite de différents rapports sur le terrorisme du département d’État Américain concernant des personnalités Qataris qui « financent avec la complaisance de l’Emirat, le mouvement djihadistes en Irak et en Syrie ».  Et donc deux semaines après la visite de Donald Trump à Riyad pour un sommet Arabo-Musulman au cours duquel il a appelé à isoler l’Iran chiite, trois pays du Golfe -l’Arabie Saoudite, Émirats, Bahreïn- ainsi que le Yémen et l’Égypte ont annoncé lundi 5 juin des ruptures dans les relations avec le Qatar.

Une des principales conséquences directes : les grandes surfaces sont prises d’assaut par crainte de rupture de stocks. Doha est grandement tributaire de l’Arabie Saoudite.

Un communiqué de SPA, l’agence d’information officielle Saoudienne, indique que ses frontières terrestres, aériennes et maritimes sont désormais fermées pour « protéger sa sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l’extrémisme ».

La situation a pris une plus grande dimension encore avec un boycott  économique. La compagnie aérienne Emirates basée à Dubaï a annoncé la suspension depuis hier matin de toutes ses liaisons avec Doha, la capitale du Qatar. Dans la foulée, c’est Saudi Arabian Airlines qui a suspendu ses vols vers le Qatar sans fournir de détails. Première conséquence de l’isolement du Qatar, la Bourse de Doha a ouvert en forte baisse lundi matin, perdant 7,6% dans la première heure des échanges.

Considérées comme un séisme diplomatique par différentes agences de presse, cette rupture et ces tensions ne sont pourtant pas nouvelles. L’argument officiel avancé par Riyad est celui de la lutte contre le terrorisme dont Téhéran, ennemi juré de l’Arabie Saoudite, serait l’épicentre de la menace.

Cette situation est une répétition de ce qui s’est passé enmars 2014. Une grave crise diplomatique avait déjà éclaté entre le Qatar d’un côté, et l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis et Bahreïn de l’autre, en raison de la proximité de Doha avec les Frères musulmans en Égypte, renversés par l’armée en juillet 2013.

Dans la région, le sultanat d’Oman et le Koweït (qui a déjà joué le rôle de médiateur dans la crise de 2014) n’ont pour le moment pas réagi.

A.M

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