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Le dialogue et la concertation nécessaires pour l’amélioration de la formation et de l’enseignement professionnels

Le dialogue et la concertation nécessaires pour l’amélioration de la formation et de l’enseignement professionnels

ALGER- Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a mis l’accent, jeudi à Alger, sur l’importance du dialogue et de la concertation pour la mise en oeuvre de la stratégie du gouvernement visant à améliorer la gouvernance de la formation et de l’enseignement professionnels, dans tous les domaines.

Mebarki a mis en avant la nécessité d’œuvrer à l' »amélioration de la qualité de la formation » ainsi l’importance

du « dialogue » et de la « concertation » entre les différents acteurs du secteur, à l’occasion d’un rencontre

nationale l’ayant réuni avec les directeurs de la formation et de l’enseignement professionnels, consacrée à l’évaluation de la rentrée de septembre 2016, et à la définition d’un plan d’action pour l’année  2016/2017.

Le ministre a souligné, à cet égard, que les mesures arrêtées dans la stratégie du gouvernement, « doivent être mises en oeuvre et développées, dans le cadre de la concertation et du dialogue permanents avec le partenaire social autour des conditions des travailleurs, pour la création d’un climat serein favorisant le développement du secteur ».

Il a assuré, à cet effet, que son département « ne ménagera aucun effort, pour prendre en charge les conditions sociales et professionnelles des travailleurs, dans le cadre des règlements en vigueur, mais aussi dans le cadre de la solidarité bien implantée, dans notre secteur ».

Il a expliqué qu' »il s’agit de permettre la promotion à tous, par le mérite, en assurant de manière continue l’acquisition et l’actualisation des connaissances des travailleurs, et des compétences des formateurs, car les métiers évoluent aux rythmes des évolutions techniques et technologiques ».

Le ministre a appelé, à cette occasion, les acteurs du secteurs à « s’engager dans la voie de la modernisation du fonctionnement de l’administration », soutenant que « c’est dans ce sens que le système de suivi, d’évaluation, et d’inspection, prend tout son sens ».

« Je voudrais que très vite nous nous intéressons à réviser le système d’inspection pour gagner en efficacité dans la gestion et dans la formation », a-t-il insisté.

En ce qui concerne le bilan du secteur pour l’année 2016, il a estimé que « la rentrée de septembre 2016 s’est déroulée dans de bonnes conditions à tous les niveaux, puisque nous avons atteint les objectifs visés ».

Cette réussite est le résultat du « travail sérieux et méthodique » des directeurs de l’Enseignement et de la Formation professionnels, ainsi que tous les travailleurs du secteur et autres les acteurs concernés, a-t-il affirmé.

Il a précisé, dans le même sillage, que « sur une offre globale de 424.000 postes de formation, un effectif de 303.000 stagiaires et apprentis a été effectivement incorporé dans les différents modes et dispositifs de formation initiale et continue ». Cet effectif « vient s’ajouter aux 275.000 reconduits, pour totaliser 578.000 stagiaires et apprentis », a-t-il indiqué.

En outre, le secteur assure « dans le cadre de diverses formules, la prise en charge de la formation de plus de 100.000 stagiaires », a rappelé le ministre. « Ce sont donc, quelque 700.000 apprenants qui sont inscrits à la formation professionnelle », a-t-il fait observer.

–Continuer les actions qui ont bien fonctionné pour l’année 2016-2017–

En termes de perspectives pour l’année 2016-2017, M. Mebarki a appelé à « continuer les actions qui ont bien fonctionné, et mettre en place des mesures complémentaires pour améliorer la démarche, dans le cadre de la stratégie du secteur ».

Dans ce sens, a-t-il expliqué, cette stratégie repose, en premier lieu, sur « le renforcement des capacités d’accueil, d’équipements technico-pédagogiques et d’encadrement, pour répondre à la demande sociale de formation aux métiers ».

Dans le contexte économique et financier actuel, le renforcement des capacités d’accueil « doit se faire dans le cadre d’une gestion rationnelle des moyens », a-t-il indiqué.

La stratégie adoptée à cet effet, a-t-il poursuivi, « repose essentiellement sur la mobilisation des responsables gestionnaires et de leur formation permanente, d’un côté, et la rigueur dans la gestion des moyens, de l’autre côté ».

Mebarki a mis l’accent, par la même occasion, sur la nécessité d’une « restructuration de l’enseignement professionnel ».

Il a déploré, à ce propos, que la situation actuelle de ce cursus « continue à connaître un faible engouement des admis au cycle post-obligatoire, à intégrer l’enseignement professionnel, puisque seulement entre 400 à 500 élèves réorientés de la 1ère année secondaire, sont inscrits annuellement au niveau des instituts d’enseignement professionnels (IEP) ».

Dans cette optique et pour pallier aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du cursus d’enseignement professionnel, découlant des objectifs de la réforme du système éducatif national, le ministre a fait savoir que le secteur « compte proposer une nouvelle organisation de ce cursus ».

Il a indiqué, à cet effet, que cette rencontre nationale « constitue une opportunité pour tirer les conclusions nécessaires à l’amélioration des performances du secteur en particulier pour accueillir le plus grand nombre de jeunes, dans les meilleures conditions, et former utile pour le développement social et économique du pays ».

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