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Le CPS lève la suspension du Mali de l’UA, les institutions de transition mises en place

BAMAKO – Les progrès "positifs" réalisés au Mali ont amené le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) à lever, vendredi, la suspension du pays de l'organisation panafricaine, quelques jours après que la Cédéao a pris la décision de mettre fin à son embargo qui pesait sur les Maliens depuis les événements du 18 août.

Le CPS lève la suspension du Mali de l’UA, les institutions de transition mises en place

BAMAKO – Les progrès « positifs » réalisés au Mali ont amené le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) à lever, vendredi, la suspension du pays de l’organisation panafricaine, quelques jours après que la Cédéao a pris la décision de mettre fin à son embargo qui pesait sur les Maliens depuis les événements du 18 août.

En effet, le changement non constitutionnel au Mali qui a débouché sur la démission forcée de l’ex-Président Brahim Boubacar Keita, a été suivi de « journées de concertations nationales organisées les 10, 11, et 12 septembre et qui ont abouti à l’adoption d’une charte de la transition. Un Président de la transition a été désigné, un Premier ministre a été nommé et un gouvernement a été formé.

Vu cette avancée politique qu’il qualifie de « positive », le Conseil de Paix et de sécurité de l’UA a annoncé vendredi la levée de la suspension qu’il avait imposée contre le Mali le 19 août dernier. A cet effet, « la République du Mali est autorisée à participer pleinement à toutes les activités de l’Union africaine », a affirmé l’organe décisionnel permanent de l’UA.

Peu après cette annonce, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smail Chergui, a salué la décision du CPS, affirmant que  » l’UA avec ses partenaires sera résolument au côté du Mali pour relever les défis sécuritaires, économiques et humanitaires ».

Mardi, c’était les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui avaient annoncé la levée de l’embargo sur le Mali au lendemain de la satisfaction de leur principale condition, à savoir, la nomination d’un gouvernement de transition.

Pour soutenir ce processus de transition, le représentant spécial de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a appelé jeudi le Conseil de sécurité de l’ONU à « accompagner le pays dans la phase de transition, en coordination avec l’Union africaine et la Cédéao ».

« Cette avancée est pleine de symbole et de signification », a-t-il noté, soulignant que « c’est le résultat de bonnes prédispositions des nouvelles autorités et des mouvements signataires » de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

« Grâce à cette confiance, l’Accord pour la paix figure dans le préambule de la charte, et sa mise en œuvre est consacrée comme une de ses missions », a-t-il soutenu.

« La paix est à portée de main et la balle demeure encore dans le camp des Maliennes et Maliens. La MINUSMA est plus que jamais engagée à leurs côtés », a-t-il conclu.

Dans son allocution à la 3ème réunion du Conseil de paix et de sécurité sur le Mali, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki s’est réjoui des avancées enregistrées au Mali.

Faki, rappelé que les institutions de transition sont en train d’être mises en place, et dans les prochains jours, le Conseil national de transition devrait être installé. L’ex-Président Ibrahim Boubacar Keita a été libéré et autorisé d’aller se faire soigner dans un pays de son choix. Mercredi, des personnalités politiques et militaires, dont l’ancien Premier ministre, ont été également libérées. « Ce sont là des avancées dont il faut se réjouir », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que  » durant les 18 mois à venir, un certain nombre de défis doivent être relevés, des programmes prioritaires doivent être réalisés ».

Moussa Faki a rappelé aussi que  » le Mali, en plus de la crise socio politique qui l’a déstabilisé depuis le mois de juin, est restée confronté aussi à une crise sécuritaire, mais également sanitaire. Aussi, la Covid-19 a eu des conséquences négatives sur la vie socio-économique des populations ».

En plus de ces « urgences incontournables », le responsable a évoqué les consultations électorales prévues au Mali en vue de se doter d’institutions définitives.

Il a averti, à ce titre, que « la transition va être conduite dans des conditions matérielles, financières et psychologiques particulièrement difficiles, mais il faudra avancer ».

« La contribution de l’Union africaine à l’accomplissement de ce vaste chantier est sans doute attendue », a-t-il assuré.

Aps

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