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Le billet du Jour : L’exil des diplômés

Le billet du Jour
L’exil des diplômés

Par Fayçal Charif

Ils sont combien les étudiants algériens partis en France pour ne plus revenir ? La saignée sur 10 ans, 20 ans, voire plus, a-t-elle laissé des traces sur les murs des universités et dans les bureaux des secteurs d’activités du pays ? Que perd l’Algérie quand un étudiant finit par s’installer en France à la fin de son cursus et à l’obtention de son diplôme ? Autant de questions et tant de questionnements, souvent sans réponses. Si des statistiques existent, on les cache soigneusement parce qu’on est conscient que la fuite des “futurs” cerveaux de la nation est une preuve d’échec de la politique en matière d’enseignement en général et d’enseignement universitaire en particulier. Dans la foulée, la France, saute sur l’occasion et tire profit de cette incapacité de l’état algérien de retenir la matière grise du peuple et la future intelligentsia de la nation. Des diplômés de l’Algérie qui partent ailleurs,  il y en avait beaucoup et sur de longues années, des décennies. Beaucoup d’étudiants algériens suivent la même « destinée ». Il y a ceux qui arrivent France avec une bourse, ceux qui poursuivent leurs études en comptant sur soi et puis ceux qui ont des capacités hors normes et des compétences pointues. Ce sont des cadres supérieurs algériens, et ils sont au nombre de 66 000 installés en France (chiffres 2016). Ils sont Chercheurs, maîtres conférenciers, informaticiens, ingénieurs (dans plusieurs domaines) et médecins (toutes spécialités confondues). Leurs études poussées, leur statut, leur cadre de vie et surtout l’indifférence de l’état les empêchent de retourner au pays.

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