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Le Billet du jour… Le simple constat

Le Billet du jour…

Le simple constat

Par : Abdelkader DJEBBAR

Quand on touche à l’euro, on se brûle inévitablement le bout des doigts. Quand on manipule les billets Algériens, on ressent des frissons dans le dos.

Quand on se présente au comptoir des CCP, on est subitement refroidit.

Quand on est face à un agent CNEP, on perd le nord et la boussole ne fonctionne plus.

Quand on se base sur un appareil GPS, on est tout simplement perdu car les noms des rues ne sont pas actualisés ou, tout simplement, les rues deviennent des SNP, sans nom patronymique. Et alors les facteurs vont au p’tit bonheur la chance.

Quand on se présente au comptoir de certaines succursales bancaires, on a le tournis en moins de quelques secondes. Pourtant, on est supposé s’y rendre pour affaires.

Alors que faire? Retrait CNEP supérieur à 200.000 dinars, il faut présenter, 48 heures à l’avance, un dossier comprenant une demande manuscrite et la photocopie recto/verso de la carte nationale d’identité légalisée. Tout juste si on ne vous demande de justifier le retrait de votre propre argent.

Dans certaines banques, pour pécule-voyage en euros, la course est interminable. Il faut faire la demande. Il faut présenter la photocopie du passeport, photocopie que l’on vous retourne sur-le-champ, le billet d’avion délivré et visé par l’institution émettrice.

Ouf ! Quel parcours du combattant !

Pourtant, au niveau des hautes sphères pas toujours aussi rondes que l’on veut le faire croire, les choses sur papier sont claires, nettes et précises. Trop facile la vie. Il faut durcir le ton avec le citoyen comme pour l’écœurer.

Alors imaginez la suite une fois, par exemple, les formalités de police et de douanes terminées à l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger. Un café ? 235 dinars! L’assommoir ! Un semblant de sandwich ? 450 dinars !

Et on est alors sur le point de boucler la boucle avant l’embarquement. Le 28 février 2018, commence alors le pied de grue dans le tunnel menant à l’intérieur de l’avion cap su Montréal. 90 minutes d’attente sous serre avec plus de 24 degrés sous verre ! L’enfer ! Le calvaire! Et dire que l’on veut rendre le citoyen heureux ! Quel paradoxe !

A.D

 

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