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Le Billet du Jour : Le chahid Larbi Ben M’Hidi …interdit de parler !!

Le Billet du Jour
Le chahid Larbi Ben M’Hidi …interdit de parler !!

Par Fayçal Charif

Larbi Ben M’Hidi, notre héros national, notre chahid éternel est « assassiné » une deuxième fois, cette fois-ci par les siens. Le film qui lui était consacré ne sortira pas, ne verra sûrement pas le jour, du moins dans sa version qui a été proposée par son réalisateur, Bachir Derrais. Pourquoi ? Tout simplement parce que le ministère des moudjahidine en a décidé autrement. La figure emblématique de la révolution algérienne est donc pris en otage dans un cafouillage « cinématographique » catastrophe, qui met en péril encore une fois notre cinéma, déjà en mauvaise posture. Le réalisateur, dont la commission de visionnage du ministère à rejeté son « oeuvre » pour des raisons qui restent discutables, est virulent envers les censeurs : « Ils n’ont pas approuvé le contenu du film et interdisent sa projection dans la version actuelle. Ils ont trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de violence, pas assez de scène de guerre alors que j’ai fait un film politique. Ils m’ont reproché de n’avoir pas montré la torture, les embuscades, ils voulaient un film à la « Ben Boulaïd ». Si je devais les suivre, j’aurais fait un film de cinq heures. Ils ne connaissent pas le cinéma. Ils ne savent pas que le film dure 1h50 dans lequel, on raconte une histoire selon un angle précis ». Terrible constat. Une commission qui juge et qui décide et considère que « l’aspect politique a parfois trop été privilégié, au détriment de la lutte armée ». La commission a surtout désapprouvé l’accent mis sur les dissensions internes de l’époque. Cette nouvelle déroute de notre cinéma prouve que notre histoire a un besoin pressant d’être écrite ou réécrite par les historiens et non par un réalisateur et encore moins par une commission de…censure !!

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Un commentaire

  1. Il est écrit au début de l’article:
    «Larbi Ben M’Hidi, notre héros national, notre chahid éternel est «assassiné» une deuxième fois, cette fois-ci par les siens.»
    Non pas une 2ème fois mais des centaines de fois avant et après «l’indépendance».
    Surtout en 1962 suite au système corrompu et injuste installé par un clan du FLN qui a confisqué l’indépendant et privé les algériens de libertés. Pour se maintenir au pouvoir il a provoqué la mort de centaines de milliers de morts et la fuite de plusieurs millions d’algériens surtout vers l’ancienne puissance coloniale où ils ont presque tous fait le choix de devenir français.
    Le pauvre Ben M’hidi doit se retourner dans sa tombe.
    Il en est de même de la résistante Djamila Boupacha qui écrivait de sa prison le 15 juin 1960:
    «Je suis une militante du Front de Libération National parce que je crois en la liberté et en la justice.»
    Mesquina … tous les idéaux pour lesquels elle avait milité et lutté ont été foulés aux pieds par des arrivistes sanguinaires qui ont installé une dictature des clans jusqu’à aujourd’hui.
    Pauvre Algérie …

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