« La Chitta »…par excellence

« La Chitta »…par excellence

Par Fayçal Charif

La nouvelle réalité politique en Algérie est « la Chitta », un terme odieux, répugnant et impropre. La pratique de la Chitta a changé la donne politique en Algérie et a chamboulé les principes, les valeurs et les convictions. Elle est l’oeuvre et le propre des « politiciens » arrivistes qui ne reculent devant rien pour sauvegarder, faire durer et pérenniser les « acquis », les « intérêts » et les « passe-droits ». « La Chitta » est un mal terrible qui a rongé, et ronge toujours, la classe politique. On se baisse, on s’accroupit, on se prosterne même, ou encore on s’aplatit devant celui qui nous assure notre « casse-croûte » politique. On peut être dans n’importe quel rang pour le faire, parce que la rang ne compte pas, ce qui compte, c’est la soumission avérée, la « fidélité » avouée et la révérence sans état d’âme.
Hier, la politique était un espace pour ceux qui savent faire la politique et être au service de l’Etat, la nation et du peuple. Aujourd’hui, faire de la politique, c’est se soumettre et dire « Oui », comme à l’époque des « beni oui-oui », c’est s’allier même à contre nature, c’est changer de « veste » politique comme on change ses chaussettes et s’est surtout « brosser » pour plaire. La « Chitta » est un mal qui ronge et qui souille. Les « chiyattines » faussent la donne de l’Etat et le mettent dans le faux. C’est un mal terrible, incurable même, surtout quand le fléau devient chose normal et quand l’anormal devient forcément…normal !

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