AlgérieLE BILLET DU JOURNews

Le Billet du Jour : Journée nationale de la presse…dites-vous !!?

Le Billet du Jour
Journée nationale de la presse…dites-vous !!?

Par Fayçal Charif

Que vaut le message du président Abdelaziz Bouteflika offert aux journalistes à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la presse ? Quelle portée ? Quel Poids ? Quelle incidence ? Je me suis attardé sur le message qui dans son contenu est « porteur d’espoirs » pour la corporation, même si la réalité est tout autre. L’écrit est toujours un délit, plus grave encore, un journaliste est mis en prison pour quelques phrases audacieuses. Entre menaces, censures et auto-censure, entre bailleurs de fonds vampires, des pseudo-journalistes et auto-proclamés PDG de groupe de presse, entre la précarité du métier, la non déclaration sociale et le mépris et la harcèlement de tout genres…nous sommes en droit de dire rien ne va, tout va mal. Les phrases fortes du Président interpellent, il a demandé aux journalistes « de mettre en exergue des insuffisances et des dérives » en précisant que le fait de « souligner les insuffisances existantes à travers notre vaste pays ou les dérives enregistrées ici et là, est une contribution précieuse au redressement de la situation et au renforcement de l’État de droit ». Le Président a demandé à la famille de la presse de jouer son rôle à l’ombre de la protection juridique des journalistes, « … je vous exhorte à contribuer à l’orientation de la société vers le droit chemin, en vous assurant de la protection de l’État et de la Loi ». Le Président Bouteflika a appelé les femmes et hommes de la presse nationale a jouer « leur rôle prépondérant au service de la patrie, un rôle que vous assumez, à la différence de vos obédiences et vos tendances politiques, étant donné que nous sommes dans un pluralisme dont nous sommes fiers et auquel nous nous attachons… ». Le message du Président est plein de sens oui, mais est-ce qu’il est en concordance avec la réalité. Tant qu’un journaliste algérien est mis en prison comme un vulgaire malfrat, tant qu’il écrit pour survivre et non pour dire la vérité et tant qu’il décore son papier pour se voir offrir un portable et une puce, il faut reconnaître qu’on n’y pas, on n’y est pas du tout.

Montrer plus

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voire aussi

Fermer
Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :