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L’artiste peintre Zizette karry-Bens : Le chuchotement des couleurs !

Il y a comme un secret dans ses oeuvres, comme une magie dans les couleurs qu’elle étale, comme un conte de fées à raconter. Ses créations sont à couper le souffle, de beauté et d’originalité. Les toiles se succèdent au rythme de l’inspiration d’une artiste peintre qui se veut moderniste dans la pure authenticité, une équation difficile à toujours respecter. C’est elle, Zizette-karry, l’artiste repliée volontairement et volontiers dans le fin fond de la Kabylie pour mieux approcher les gens, mieux sentir les odeurs et se sentir libre dans la belle nature. 

L’artiste peintre Zizette karry-Bens
Le chuchotement des couleurs !

Par : Fayçal Charif

Il y a comme un secret dans ses œuvres, comme une magie dans les couleurs qu’elle étale, comme un conte de fées à raconter. Ses créations sont à couper le souffle, de beauté et d’originalité. Les toiles se succèdent au rythme de l’inspiration d’une artiste peintre qui se veut moderniste dans la pure authenticité, une équation difficile à toujours respecter. C’est elle, Zizette-karry, l’artiste repliée volontairement et volontiers dans le fin fond de la Kabylie pour mieux approcher les gens, mieux sentir les odeurs et se sentir libre dans la belle nature.

Elle a choisi son camp. Loin du « mensonge artistique de la ville », loin du « chahut des villes », loin « du faux et tout près du vrai ». Aux côtés de gens simples et souriants qui respirent la nature, la vie, la campagne et l’air pur. C’est là que Zizette a décidé de vivre et de peindre.

Cette mère de 4 enfants, fonctionnaire de l’éducation nationale est une artiste née. Venue au monde dans une famille d’artistes, elle se résume : « Je ne suis pas venue dans le domaine de l’art, j’y suis née. Je suis issue d’une famille qui aime l’art et cela a été une chance inouïe pour moi. J’ai toujours considéré que l’art faisait partie de moi, et la peinture en particulier, et j’ai toujours cru que ce que j’ai comme don, est une offrande du ciel… ».

On imagine bien comment la petite Zizette a absorbé l’art. « Mon seul exemple, c’est mon père » assure-t-elle avec fierté. Un père photographe de guerre et artisan tapissier, mais aussi, deux frères, l’un sculpteur et l’autre fabricant de guitares. « Je puisais tout d’eux et je me ressourçais  profondément de ma famille ».

C’est à 8 ans que tout se déclenche. « J’avais une amie de classe, se rappelle Zizette, dont le père était immigré. Elle m’a offert une trousse, contenant crayons, pinceaux et tubes de peinture arrivés de France… ». Comme un signe du destin, elle entame son voyage dans le monde « des couleurs, des rêves et des lumières ». Et depuis ce jour, elle n’a pas quitté ce monde, allant de l’avant et améliorant son art et ses techniques, « à la recherche du beau et de l’excellence ».

Quelques années plus tard, elle était devenue éprise de la peinture dans toute sa dimension. Zizette est devenue artiste peintre qui touche à tous les arts de la création picturale. Elle essaye tout et tente tout, dans une curiosité et une envie démesurée de la découverte. En parallèle, elle approche l’enseignement pour construire sa vie professionnelle.

Mais, l’art a toujours pris le dessus et l’inspiration a guidé les doigts de l’artiste. Elle murmurait aux couleurs, qui lui répondaient en chuchotant sur des toiles parlantes. « Mon inspiration vient de sentiments enfouis au fin fond de moi…la tristesse m’inspire beaucoup, c’est un état d’âme qui n’est pas forcément négatif quand il créé de l’art. Et dans ma création, je penche plus vers le visage et ses expressions, c’est un style dans lequel j’exprime beaucoup de sentiments et passe de grands messages de l’être et de la vie. Les visages reflètent pour moi des sentiments, mais je cherche aussi l’inspiration dans tout ce qui est…nature ».

Elle travaille d’arrache pied, sans se plaindre de « l’isolement artistique » dont elle vit sans le vouloir, sans le comprendre et sans l’accepter. Mais elle n’a jamais lâché ses outils de travail, même dans les grandes colères silencieuses connues chez les artistes. « Je considère que dans mon pays, on ne donne pas d’importance à la culture et qu’on ne considère pas l’art à sa juste valeur et notamment la peinture, mon domaine de prédilection ».

Zizette a eu la possibilité d’exposer ses oeuvres dans quelques galeries, mais elle se considère comme une artiste marginalisée. Sans baisser les bras elle va de l’avant avec l’appui de sa petite et grande famille, ami(e)s et collègues. Elle a déjà ouvert sa propre galerie d’art artisanal comme pour annoncer la couleur. Entreprenante comme elle est, elle dévoile son oeuvre actuelle : « Je suis sur un beau et grand projet. Je suis entrain de réaliser des fresques dans des écoles. J’en ai trois (3) en perspective et je viens de commencer dans l’école zhune à Sidi Aich… ». Pleins de projets en tête, elle avoue : « Mon idée pressante est d’ouvrir des galerie d’art et des espaces culturels comme cela se fait ailleurs. Mais, (I have a dream), j’ai un rêve a réaliser…exposer à l’étranger ».

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