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L’Algérie à la veille du 5 octobre

À un jour près, la journée d’hier est historique. Ce fut la veille du 5 octobre 1988. Quand les jeunes voulaient et tenaient à mieux vivre. À mieux respirer. À être bien chez eux. Les jeunes et les moins jeunes aussi, bien sûr. Alors l’Algérie s’était un peu ouverte. L’Algérie s’est mise en ne peu à respirer. Et hier aussi, les rues en Algérie se sont mises à bouger. À rejeter encore une fois le mal qui l’a rongée des années durant. La gangrène qui l’a minée de l’intérieur sans dire son nom, sans se situer. Un puzzle inexplicable et inextricable. 

L’Algérie à la veille du 5 octobre

Alger par : Abdelkader BOUALEM

À un jour près, la journée d’hier est historique. Ce fut la veille du 5 octobre 1988. Quand les jeunes voulaient et tenaient à mieux vivre. À mieux respirer. À être bien chez eux. Les jeunes et les moins jeunes aussi, bien sûr. Alors l’Algérie s’était un peu ouverte. L’Algérie s’est mise en ne peu à respirer. Et hier aussi, les rues en Algérie se sont mises à bouger. À rejeter encore une fois le mal qui l’a rongée des années durant. La gangrène qui l’a minée de l’intérieur sans dire son nom, sans se situer. Un puzzle inexplicable et inextricable.

Le boum a commencé il y a 33 semaines et les jeunes n’en pouvaient plus. N’en voulaient plus. Ils étaient repus dans leur retranchement. Mais à cœur vaillant, rien n’est impossible. Et les voilà, chaque vendredi dans les rues des villes et villages pour crier leur lassitude.

Octobre est donc le bienvenu en Algérie. Il se répète pour la deuxième fois.

À Alger, le décor est même presque figé depuis quelques semaines, avec les accès à la capitale quasiment fermés, une forte présence policière dans les rues du centre-ville, des arrestations et des tentatives d’empêcher la marche dans la matinée et des marées humaines qui déferlent en début d’après-midi, rapporte notre confrère TSA.

Ailleurs, à Oran : il y a eu une forte mobilisation ce vendredi. Les manifestants affichaient une grande détermination à « poursuivre leur combat pacifique pour s’opposer aux élections ».

La marche de ce 33e vendredi a drainé plusieurs centaines de milliers de manifestants à Tizi Ouzou.

Mostaganem n’était pas en marge. Des milliers de manifestants étaient au centre-ville. « Olé ola, Silmia Silmia, olé ola Ndjibou El Houria (Nous allons conquérir notre liberté par la lutte pacifique) », clame la foule en chantant.

« Gaâ Tarahlou (Vous allez tous dégager) », clament les manifestants en chantant, qui réclament par ailleurs « la libération de tous les détenus d’opinion ». Belle ambiance et profond sentiment.

A.B

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