La santé en danger de mort

La santé en danger de mort

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Le système de santé en Algérie est sérieusement malade. Triste diagnostic établi cette semaine par le docteur Bekkat Berkani, président de l’ordre des médecins algériens. Il était sur les ondes de la Chaîne III.

Le système de santé public, qui doit être le système prédominant dans notre société, de par la politique décidée depuis bien longtemps, n’est plus en mesure de fournir des prestations à même non seulement d’être à la hauteur de ce qui se fait dans le monde mais aussi qui peuvent suffire pour notre population »,

Dans les CHU, « la transition générationnelle se fait très mal ». « Vous avez par exemple dans les services hospitaliers la transmission du savoir qui se fait très mal, les résidents sont mal enseignés, mal considérés et mal responsabilisés », a affirmé le docteur Berkani pointant du doigt les mauvaises conditions de travail des médecins : « L’exercice médical en lui-même n’est pas à la hauteur de ce qui devrait être, quand vous avez un médecin qui est chargé de faire des diagnostics et de donner des traitements, qui manque de moyens d’investigation pour des raisons qui sont indépendantes de sa volonté ».

Ce sont ces difficultés rencontrées par les médecins dans l’exercice de leurs fonctions qui poussent beaucoup à quitter l’Algérie, selon M. Berkani. Pour lui, « c’est devenu une grande hémorragie. Nous formons pour les autres et dans quelles conditions ! », a-t-il déploré.

La France est la première destination, avec près de 5000 Algériens inscrits à l’ordre des médecins français. Bekkat Berkani a avancé le chiffre de 13.500 médecins algériens exerçant à l’étranger.

Actuellement, ils sont exactement, 4.812 blouses blanches diplômés des universités algériennes à exercer outre Méditerranée et surtout à ne pas trop se plaindre de leurs conditions de travail pour satisfaire leurs patients. C’est ce qu’il ressort de la dernière étude du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) de France a « tordu le cou à deux vérités qu’on voulait absolues ».

La principale concerne le contingent des médecins algériens diplômés en Algérie et activant de façon régulière, dans les hôpitaux français.

Selon le CNOM, les diplômés en Algérie représentent 38 % de l’ensemble des médecins extra-Union européenne, en activité régulière en France. Une étude sur la démographie médicale, et au 1er janvier 2017, la France comptait 26.805 médecins titulaires d’un diplôme européen ou extra-européen, avec en tête les Algériens suivis des Syriens (11 %), des Marocains (9 %), des Tunisiens (7 %) et des Malgaches (4 %), ce qui constitue une hausse de 7,8 points, par rapport à 2007.

L’étude fait ressortir également, que les médecins diplômés, hors de France, (en activité régulière) et inscrits au tableau de l’ordre au 1er janvier 2017 sont 22.619, parmi eux 22. 015 diplômés hors de France et nés hors de France et 604 médecins sont diplômés en France et nés hors de France. Selon toujours cette étude, le nombre des médecins diplômés hors de France, inscrits au tableau de l’ordre devrait atteindre les 30.000 en 2020.

A.D

 

 

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