Algérie

La Presse électronique bouge

La Presse électronique bouge

Par : Abdelkader DJEBBAR

Riche journée que celle de La Presse en Algérie. D’abord l’intervention du président de la République en faveur d’une presse critique pour mieux avancer.

D’abord, le Président de la République loue, dans un message à la veille de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce « devoir » des journalistes de « contrôle »  et de « gardien vigilant » des atteintes aux affaires publiques et privées, car « ce rôle encourage les réformes » et contribue à apporter des « correctifs » et « demander des comptes », au besoin.

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé mercredi tous les médias nationaux à assumer leur « noble mission » de « vigile » qui dénonce « toutes les insuffisances » qui « portent atteinte aux affaires publiques et notre vie quotidienne ».

Ensuite, la conférence organisée à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été l’occasion pour les directeurs de publication web de présenter un plan d’urgence en cinq points comportant leurs principales revendications, dont l’application de la loi 12-05 du 12 janvier 2012 qui encadre l’exercice de l’information en ligne en Algérie.

« Les médias électroniques et les professionnels de la presse en ligne sont maintenus arbitrairement en dehors de tout cadre légal », dénonce le syndicat qui demande la fin de cette situation. Il présente alors cinq revendications urgentes, selon ce qu’apporte notre confrère électronique TSA.

Cette loi qui encadre notamment l’exercice des journaux électroniques n’est toujours pas appliquée par les autorités qui justifient la situation par l’absence de textes d’application.

Des textes dans la rédaction desquels les représentants du SAEPE souhaitent être impliqués car, selon eux, « la pratique de l’édition électronique évolue rapidement et nécessite l’échange des législateurs et des régulateurs avec les professionnels pour éviter les impasses juridiques qui ont par ailleurs bloqué les médias audiovisuels en Algérie”.

Le SAEPE a également exprimé son souhait que, lors de la discussion de ces textes d’application, soit évoquées les questions de l’institution d’un « fonds pour le développement des contenus numériques algériens » et des solutions de financement de ce fonds.

Les journalistes travaillant pour des sites d’information n’ont toujours pas droit à la carte de presse, ce qui les laisse sans défense face aux attaques en justice alors que le délit de presse pour les journalistes des journaux papiers a été dépénalisé.

Pour remédier à cette situation, les membres du SAEPE demandent à être associés à la commission de la carte de presse nationale et à ce que « soient appliquées pour les journalistes professionnels des médias électroniques les dispositions légales en cours pour le reste de la presse, notamment celles qui excluent le recours à la détention dans les affaires de délit de presse ».

Le syndicat des éditeurs de presse électronique a également dénoncé la discrimination dans l’attribution de la publicité institutionnelle. « L’Anep a été instruite pour ne pas signer de convention d’achat d’espace publicitaire sur les médias en ligne », dénoncent les membres du syndicat pour qui cette privation de publicité étatique est un « étranglement économique ».

« L’embargo de la presse publique et institutionnelle sur la presse électronique » nuit aussi bien aux journaux web qu’aux institutions et entreprises publiques qui ont « besoin pour la visibilité de leur communication d’utiliser les journaux d’information en ligne comme le font les acteurs privés ».

Une revendication qui n’a rien à voir avec une demande d’assistanat ou de charité, selon Abdou Semmar, directeur d’Algérie Part qui a rappelé que « lors de la création de la presse écrite indépendante dans les années 90, celle-ci avait bénéficié de sièges et de salaires de la part de l’État alors que nous n’avons rien reçu ».

Le Syndicat des éditeurs de la presse électronique qui tentent d’attirer l’attention de l’État sur l’importance de la production de contenu digital local, propose « un pacte stratégique d’avenir pour dynamiser cette production en permettant aux médias digitaux algériens de réaliser leur potentiel de marché ».

A.D

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