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La guerre d’antichambre

La guerre d’antichambre

Par : Abdelkader DJEBBAR

Tout le monde « s’en va-t-en guerre » en Algérie ces derniers temps pourtant l’heure devrait être à la relaxation en cette période d’un grand été qui, logiquement devrait jeter les amarres pour une rentrée sociale sereine, car bien pensée, bien préparée, bien étudiée.

Au lieu de cela, certains dégainent les épées et les sabres. D’autres sortent leur révolver. Il en ait même qui portent déjà leur fusil à l’épaule pour être prêt à la parade en cas d’éclatement éclair.

Donc, là aussi chacun se prépare à sa manière au lieu de penser harmonie, unité, solidarité, fraternité bien dosée, bien calibrée. Non, on cible « tout ce qui bouge pour faire mouche » et en sortir vainqueur de la guerre des tranchées qui crève les yeux mais qui ne dit pas son nom.

Nul est infaillible, disent certains. L’erreur est humaine, soulignent d’autres. « Le recadrage » est donc de bonne guerre, pour ne pas rater le but.

Tebboune voulait remettre les pendules à l’heure. Haddad veut se protéger. Said est dans tous les jeux. Ould Abbés se positionne et interdit à ses militants-candidats aux prochaines communales de parler de cinquième mandat Présidentiel. L’opposition crie au scandale.

Tout le monde est dans le coup. Tout le monde s’en va-t-en guerre contre tout le monde et contre personne, en même temps. Il y en a  même qui parle de « pétards foutaises » ceux qui se laissent allumer pour finalement faire fiasco.

Le temps est-il à la guerre froide entre « ennemis » qui se disent amis et  qui se disent travailler dans l’intérêt général ? L’heure est-elle à la levée des boucliers ? Est-ce le moment de pousser l’audace jusqu’à incriminer ceux qui n’ont rien dit et qui virent de bord telle une girouette dans un vent violent?

Tebboune voulait bien faire, dans l’intérêt de l’économie du pays. Il a commis une erreur ? Qui n’en commet pas ? Fallait juste se mettre à table et étaler le différend pour en sortir sans gagnant sans perdant individuel. Mais juste avec la conscience tranquille avec la forte, la très forte envie de bien faire dans l’intérêt général, dans l’intérêt de ceux qui souffrent quand ils vont au marché, quand ils pensent à la rentrée scolaire, quand ils pensent à l’Aïd el Adha.

Dure, dure est la vie de la base au sommet, du sommet à la base, à travers les corridors de la vie de tous les jours. Et en bout de ligne, il s’agit beaucoup plus de flammèches aux multiples façades que de conflits à bout portant… Car Tebboune retrouvera son bureau demain mardi alors que le soutien populaire dont il fait l’objet s’ampli de plus en plus, s’intensifie de jour en jour sur les réseaux sociaux.

A.D

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