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La Floride hispanophone

La Floride hispanophone 

Miami par : Abdelkader DJEBBAR

En ces temps de neige et de froid, le contraste s’étale dans toute sa splendeur en Floride, le long des plages. Si au Québec, les Canadiens ont plutôt tendance à geler, les Américains de la Floride déambulent en short, tee-shirt et petits souliers. La chaleur, en plein mois de décembre, exige l’air conditionné et les plages nécessitent les parasols le long de l’Atlantique.

Été comme hiver la Floride vit surtout à l’extérieur, particulièrement Miami que l’on surnomme également la Petite Havane ce qui n’est pas sans rappeler le Petit Maghreb à Montréal et encore la Petite Italie ou Chinatown.

La Floride (Florida) est un État du sud-est des États-Unis [[FL], avec, en 1990 quelque 12 millions d’habitants (12,9 millions en 2000). C’est, sur le plan démographique, l’un des cinq plus importants États du pays (avec la Californie, le Texas, l’État de New York et l’Illinois).  La capitale de la Floride est Tallahassee, les villes principales étant Jacksonville, Miami et Tampa. Le mot Florida a été donné par les Espagnols et désigne la «fête des Fleurs» (Pâques). C’est aussi et surtout un grand fief acquis au Républicain Trump, le nouveau président désigné des États-Unis et qui entrera en fonction en janvier prochain pour succéder à Barack Obama des le 20 janvier 2017.

En effet, Obama quittera Le 20 janvier la Maison-Blanche et laissera sa place à Donald Trump. Mais celui qui aura marqué l’Histoire en devant le premier président noir des Etats-Unis a déjà des pistes pour sa reconversion…

Dans une récente vidéo humoristique, Barack Obama donne déjà quelques indications sur son agenda de 2017 en tant que président à la retraite. Il suggérait qu’il avait pour objectif de devenir entraîneur de basket, publicitaire mais également de repasser son permis. Mais depuis, des pistes plus crédibles ont émergé. À suivre…

 

Miami, la Petite Havane

Un peu partout à Miami, l’Espagnol est monnaie courante. Vous marchez dans les grandes avenues, et vous serez au milieu d’un bain sonore qui, de fait, surpasse l’Anglais. Vous prenez l’autobus et vous constaterez les instructions en espagnol. Vous allez magasiner dans les grandes surfaces et d’emblée le personnel vous parlera d’emblée en espagnol d’abord et en anglais ensuite pour vous demandez dans quelle langue vous voulez être servi. Comme au Québec, on transigera avec vous d’emblée dans les langues française et ensuite anglaise.

Moins de 25 % Floridiens parlent une autre langue que l’anglais, généralement l’espagnol (16,4 %) ou le créole (1,4 %). Bien que la Floride connaisse une certaine forme de multilinguisme, notamment avec l’espagnol et le créole, l’État lui-même n’avait pas encore cru bon, jusqu’à récemment, de légiférer en matière de langue. La situation a changé puisque la Floride est devenue un État où on compte maintenant plusieurs lois à incidence linguistique; ces lois restent confinées à des secteurs particuliers.

On compte aujourd’hui 41 millions d’hispanophones aux États -Unis, ce qui fait de cette nation le second pays hispanophone au monde, derrière le Mexique et devant l’Espagne. Un élément déterminant qui a pesé sur la balance des présidentielles cette année. Selon les pronostics des spécialistes, les États -Unis deviendront en 2050 le premier état hispanophone au monde et l’espagnol sera parlé par 10% de la population mondiale, devenant ainsi la deuxième langue la plus parlée sur Terre…

Aujourd’hui encore, en 2016, l’espagnol connaît une grande vigueur en raison d’un flux migratoire constant et sans cesse renouvelé. Aussi, aux 41 millions d’hispanophones aux USA, il faudrait ajouter les 11,6 millions d’Américains bilingues : principalement les enfants de migrants hispanophones.

Selon les projections des spécialistes, l’on estime que les hispanophones seront au nombre de 102 à 138 millions à l’orée 2050. Ces pronostics font ainsi des Etats-Unis la première nation hispanophone au monde. Si la communauté hispanique prédominante reste la communauté mexicaine (63%), très implantée notamment en Californie et dans les Etats du sud-ouest, la communauté portoricaine (9,2%) ou cubaine (3, 5%), restent plus discrètes à l’échelle nationale. Très ancrés dans l’État de Floride, les Cubains ont édifié de toute pièce la ville de Miami et représentent aujourd’hui 40%de la population locale. Impossible de déroger à la langue espagnole dans le centre de la Sunshine City où l’espagnol supplante déjà l’anglais au quotidien.

Le vote hispanique : une nouvelle réalité politique

Si une nouvelle ère linguistique s’annonce où l’espagnol détrônerait le potentat de l’anglais, cette nouvelle réalité sociologique bouleverse déjà le paysage politique américain. En rendant le vote latino partie intégrante de l’échiquier politique, les élections de 2016 ont sérieusement composé avec cette “minorité” devenue majoritaire dans de nombreux états.

Devenue la communauté la plus importante des USA, les hispaniques constituent 12 % de l’électorat américain.

Rappelons-nous qu’en 2012 Barack Obama avais misé gros sur cette dernière en dépensant cinq fois plus d’argent auprès des medias latinos. Cette mise de départ lui avait permis de rapporter le jackpot puisqu’il avait remporté 67% des votes hispaniques.

Pour les élections de 2016, deux candidats d’origine hispanique s’étaient lancés dans la course aux présidentielles. Le républicain Rafael Edward “Ted” Cruz, premier sénateur du Texas d’origine cubaine et le républicain Marco Antonio Rubio, gouverneur de Floride, lui aussi d’ascendance cubaine et fier de son pedigree de Cuban American.

L’État de Floride est un des états des USA où l’espagnol est le plus répandu et s’apparente presque à une deuxième langue reconnue (beaucoup d’infos dans les deux langues dans les lieux publics).

Deuxièmement, les « early birds » Québécois (les gens du Nord qui viennent passer l’hiver en Floride) sont forts répandus en particulier dans le secteur de fort Lauderdale donc la langue française même si elle est peu pratiquée est un peu plus courante.

La communauté Française plus les touristes ne font que l’on entend souvent parler français (en particulier à Miami). En résumé vous ne vous sentirez pas complètement dépaysée.

D.A

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