Analyse

La fin du mythe de la bonne cause que l’Occident défendrait à Alep

La fin du mythe de la bonne cause que l’Occident défendrait à Alep

Par : Kharroubi Habib

Depuis que la ville d’Alep s’est retrouvée coupée en deux, ses quartiers ouest restés sous contrôle des forces gouvernementales et ceux de l’est sous celui de la coalition armée hétéroclite anti régime, les médias occidentaux qui rapportent les péripéties de la bataille qui oppose les deux camps ont fabriqué le mythe d’une population qui, dans la partie de la ville aux mains des insurgés terroristes, se refuserait à fuir ce lieu devenu un enfer pour elle, assiégée qu’elle est et soumise à des conditions de vie inhumaines. Cela selon ces médias parce qu’ils partageraient la cause des groupes armés qui se battent contre les forces du régime.

Ce mythe forgé par les médias occidentaux s’effondre sous les yeux du monde entier depuis que l’offensive lancée par les forces loyales au régime bouscule les occupants en armes des quartiers est de la ville. Ce dont une partie de la population de ces quartiers, profitant de l’opportunité que leur débandade lui offre, quitte en masse les lieux pour se réfugier à Alep ouest sous autorité des forces de Damas contre lesquelles elle est censée avoir fait cause commune avec leurs adversaires en armes.

Les dizaines de milliers d’habitants des quartiers est d’Alep qui affluent en direction de la partie de la ville aux mains des forces du régime sont la preuve qu’ils ont été retenus à leur corps défendant dans leurs quartiers par les groupes armés qui ont réduit la population à leur servir tout à la fois d’otage et de bouclier humain. Cette sinistre réalité qu’est le comportement des terroristes en Syrie à l’égard des civils dans les villes et localités qu’ils sont parvenus à occuper durant le conflit a été totalement et délibérément occultée par les médias en question qu’ils dénoncent pourtant comme étant celle que vivent les populations en Irak dont les cités et agglomérations sont tombées sous la coupe de l’organisation terroriste autoproclamée l’Etat islamique de laquelle les groupes en armes en Syrie ne se démarquent en rien et encore moins des méthodes criminelles dont elle use à l’encontre des civils asservis. Quand ils parlent d’Alep et des combats qui s’y déroulent, ces médias persistent à entretenir le mythe d’une population assiégée et empêchée de quitter ses quartiers bombardés. Mais quand ils rapportent ce qui se déroule à Mossoul, la population de cette ville est présentée comme prisonnière des combattants de l’Etat islamique que les forces gouvernementales irakiennes s’efforcent de neutraliser pour l’en libérer. A comprendre par-là donc qu’à Alep la population est en osmose avec les groupes armés ayant occupé les quartiers où elle est assiégée par les forces du régime. Et à Mossoul totalement dissociée des combattants en armes qui résistent à l’avancée des troupes de Bagdad.

Jusqu’au bout, la propagande anti régime syrien des médias occidentaux s’accroche à entretenir l’illusion que les groupes armés qui combattent les forces loyalistes de Damas sont d’une autre nature que l’organisation terroriste autoproclamée l’Etat islamique et qu’en conséquence l’engagement de l’Occident à leur côté se justifie parce qu’il vole au secours d’une guerre «juste» aux objectifs répondant aux aspirations du peuple syrien. Un peuple syrien dont ils finissent pourtant par ne plus se préoccuper de ce qu’il pense dès lors que, comme à Alep, il choisit le camp du régime contre celui des nervis assassins faisant le «bon travail» pour l’Occident et les féodaux émirs des pétro-monarchies arabes.

 

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