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Kebch El Aid…

Kebch El Aid…

Par : Abdelkader DJEBBAR

Aid El Adha c’est dans quelques jours. Le monde musulman se prépare activement. La période du Pèlerinage à la Mecque se déroule normalement. Tout un chacun se prépare à la vitesse grand V pour le sacrifice du mouton. Même pour les familles au revenu modeste, il ne faut à aucun prix rater l’occasion. Les enfants ne seraient pas heureux. Et la course est ouverte. D’un côté les acheteurs. De l’autre, les revendeurs. Ces derniers ne semblent pas aller avec le dos de la cuillère. C’est le moment ou jamais de se refaire une santé pour les maquignons. Alors? Alors, vaille que vaille.

Les temps sont durs. Plus durs encore pour les smicards. Mais, dit le proverbe, à cœur vaillant rien n’est impossible. Il suffit de pousser un peu plus sur le champignon ou sur les maquignons et le tour est joué pour les uns ou pour les autres. Mais au prix où va le monton, il va falloir aller avec des pincettes. La partie n’est pas gagnée à quelque chose comme 50.000 dinars la tête. De quoi donner des sueurs froides quand on sait que cela représente deux salaires mensuels au SMIC.
Dans les marchés de Blida, Boufarik, Birtouta, Saoula, Chebli, El Harrach, Bach Djarrah, Gué de Constantine, et de la place des Fusillés, les prix du bétail varient entre 25.000 et 55.000 DA la tête, à l’exception du mouton dit de “combat” estimé à 100.000 DA voire plus.
Le Ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche avait auparavant annoncé la mise en oeuvre d’un programme global de prévention et de sensibilisation au profit des éleveurs pour la protection du cheptel contre les différentes maladies tout au long de l’année, accompagné d’une opération de vaccination intense.
Les marchés de cheptel vers lesquels affluent habituellement les citoyens lors de l’Aid El Adha et concentrés notamment au niveau des quartiers populaires d’Alger, ne sont plus là, a-t-on relevé. Selon des éleveurs, derrière cette absence, une instruction qui interdit la vente des moutons dans les quartiers et les rues de la capitale et qui fait obligation aux éleveurs de louer des dépôts et des locaux.
Pour obtenir l’autorisation de vente de cheptel dans ces dépôts, les éleveurs doivent prouver leur appartenance à cette filière, en fournissant divers documents outre l’extrait du certificat de santé du cheptel destiné à la vente.
Selon le Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, vingt-trois sites ont été installés pour la vente directe des moutons de l’Aid El Adha.
Des permanences seront également effectuées par les services vétérinaires de wilaya au niveau des APC et des lieux d’abattage, tandis que des brigades mobiles, composées de vétérinaires et de techniciens, effectueront des tournées dans les différents lieux susceptibles d’abriter des abattages notamment en milieu rural pour contrôler et répondre aux besoins et sollicitations des citoyens.
Composé de 28 millions de têtes d’ovins, de 2 millions de têtes de bovins et de 5 millions de têtes de caprins, le cheptel national bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics qui déploient tous les efforts nécessaires à même d’améliorer et développer la filière des viandes rouges.

A.D

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