Kadhafi parti, Sarkozy par-là…

Kadhafi parti, Sarkozy par-là…

Par : Mohammed CHOUAKI

Par les temps qui courent on ne peut plus séparer les deux personnages. Ni même leurs entourages respectifs. Cela dure depuis des années. Mais, ces dernières heures constituent presque le couperet qui risque de s’abattre sur l’ex-Président Français placé depuis mercredi sous contrôle judiciaire. Par contre, si le défunt Président Libyen « repose en paix », l’ancien Président Français est comme cuit suite à la mobilisation des proches de Kadhafi et surtout des membres de sa famille. Conclusion : Sarkozy semble être dans l’eau bouillante bien qu’il renie tout ce qui lui est reproché.

L’ancien Président Français Nicolas Sarkozy, inculpé mercredi et placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007, a invoqué devant les juges l’absence de « preuve matérielle » et affirmé vivre « l’enfer de la calomnie ».

« Depuis le 11 mars 2011, je vis l’enfer de cette calomnie », a affirmé M. Sarkozy, selon sa déclaration aux magistrats reproduite jeudi sur le site Internet du journal Le Figaro. Il dit avoir « déjà beaucoup payé pour cette affaire » sur le plan politique : « j’ai perdu l’élection Présidentielle de 2012 à 1,5 %. La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m’a coûté ce point et demi ».

Nicolas Sarkozy a donc été mis en examen mercredi soir pour “corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics Libyens”, après avoir passé deux jours en garde à vue à la police judiciaire de Nanterre. L’ancien président, placé sous contrôle judiciaire, aurait longuement essayé d’éviter sa mise en examen auprès du juge qui l’interrogeait sur le présumé financement illégal de sa campagne Présidentielle de 2007 par l’ancien dirigeant Libyen.

Mais, en fait, tout semble concorder quant aux faits reprochés à Sarkozy si la famille Kadhafi se re-manifeste : corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics. Il a également été placé sous contrôle judiciaire. Ces délits sont passibles de dix années d’emprisonnement, ainsi que d’amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros, selon Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union Syndicale des Magistrats, interrogé par Ouest France, qui ajoute qu’une peine d’inéligibilité peut également être prononcée à l’encontre de l’ancien Président.

Kadhafi fils reste intraitable. Il maintient, affirme et le crie tout haut qu’il détient des preuves matérielles irréfutables…

M.CH

 

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