Analyse

Israël conforte ses gains diplomatiques

En ces temps où avec Donald Trump à la Maison Blanche les Etats-Unis déterminent leurs relations avec les autres Etats en prenant en compte les positions de ces derniers sur le conflit israélo-palestinien et à l'égard d'Israël, il ne faut pas en vouloir aux plus vulnérables d'entre eux à la pression américaine de chercher à complaire à Washington en se rapprochant de ce pays avec lequel ils ont pour la plupart rompu leurs relations en solidarité avec la cause palestinienne. 

Israël conforte ses gains diplomatiques

Oran par : Kharroubi Habib

En ces temps où avec Donald Trump à la Maison Blanche les Etats-Unis déterminent leurs relations avec les autres Etats en prenant en compte les positions de ces derniers sur le conflit israélo-palestinien et à l’égard d’Israël, il ne faut pas en vouloir aux plus vulnérables d’entre eux à la pression américaine de chercher à complaire à Washington en se rapprochant de ce pays avec lequel ils ont pour la plupart rompu leurs relations en solidarité avec la cause palestinienne.

La visite officielle que vient d’effectuer en Israël le président tchadien Idriss Déby dont le pays a rompu avec cet Etat en 1972 renseigne que de plus en plus de chefs d’Etat africains soucieux de ne pas s’attirer les foudres du fougueux président américain et de son administration ont inscrit dans leurs agendas diplomatiques d’aller en Israël. A leurs opinions nationales qui pourraient contester le revirement de leurs positions à l’égard de l’Etat sioniste, ces dirigeants africains opposent l’argument qui n’est pas faux que leurs pays n’ont pas à être «plus royalistes que le roi». Le roi en l’occurrence étant ces Etats arabes «frères» des Palestiniens qui ont normalisé leurs relations avec Tel-Aviv ou sont sur le point de le faire.

Les pressions américaines qui avec Donald Trump s’accompagnent de menaces de représailles aussi bien économiques que financières voire militaires à l’encontre des pays qui n’en tiendraient pas compte ne sont pas la seule justification qu’ont des pays africains et autres à s’ouvrir à Israël. Ce qui est devenu le monde arabe n’y contribue pas peu. Pour des Etats en quête d’assistance qui leur permet d’alléger le poids que sont pour eux leur développement et la satisfaction des besoins de leurs populations, le monde arabe en total délitement ne représente plus un partenaire sur qui compter. Les pétromonarchies de cet espace qui ont à un moment contribué à les détourner du rapprochement avec l’Etat sioniste en se montrant «généreuses» avec eux s’en sont carrément détournées et consacrent leur argent à s’attirer les bonnes grâces et le maintien de la protection que leur accordent les Etats-Unis et encore plus cyniquement à financer la propagation de l’extrémisme islamiste matrice du terrorisme dont la plupart en sont touchés.

Même si leur rapprochement avec l’Etat sioniste ne s’accompagne pas de l’abandon de la solidarité qu’ils manifestent pour la cause palestinienne, les Etats en question signifient à leur façon qu’eux aussi entendent se comporter en Etats «pragmatiques» comme le font certains des pays «frères» des Palestiniens. Ryad et les autres capitales des pétromonarchies ne feront rien pour enrayer cette marche à la normalisation avec l’Etat sioniste et pour cause, elle n’est pas antinomique avec l’entente stratégique qu’elles ont scellée avec cet Etat sur le dos des Palestiniens.

KH.H

 

Montrer plus

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :