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Intenses efforts pour relancer le processus de paix en Syrie, l’opposition en rangs unifiés

Intenses efforts pour relancer le processus de paix en Syrie, l’opposition en rangs unifiés

D’intenses efforts à différents niveaux sont menés en vue de relancer le processus de paix en Syrie, alors que l’Envoyé spécial de l’ONU en charge du règlement de la crise dans ce pays, Staffan de Mistura, se prononcera jeudi au lendemain de l’annonce par l’opposition syrienne de vouloir s’organiser en rangs unifiés en prévision de discussions directes avec la délégation du gouvernementale à Genève.

De Mistura va rencontrer le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson à Genève, où il est attendu que soit annoncé le prochain cycle de pourparlers (8e round), fixé antérieurement pour la fin du mois en cours sinon au début du mois de novembre. La série de pourparlers organisés du 10 au 15 juillet sous l’égide de l’ONU se sont terminés par quelques progrès, sans qu’aucune percée concrète n’a été enregistrée.

Cela intervient au moment où l’opposition syrienne envisage de se réunir fin octobre dans la capitale saoudienne Ryadh en vue de s’entendre sur la formation d’une délégation unifiée en vue des prochaines négociations en Suisse avec la délégation gouvernementale syrienne. A cet effet, des consultations préliminaires séparées ont déjà eu lieu à Ryadh.

Par ailleurs, il est question de la tenue, mi-novembre prochain à Hmeimim (Lattaquié/Syrie), d’un congrès populaire sur l’avenir de la Syrie, où sont attendus près de 1500 délégués, représentant toutes les provinces syriennes.

Des membres de l’opposition “intérieure” et “extérieure” syrienne, ainsi que des représentants du gouvernement syrien participeront à la conférence.

La semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine avait évoqué l’idée d’un congrès réunissant toutes les sensibilités de Syrie dans le cadre d’un processus de reconstruction du pays.

Plusieurs dirigeants de partis politiques syriens avaient appelé auparavant à l’organisation d’une “Conférence pour l’Entente nationale en Syrie”, à la lumière des changements politiques et géostratégiques intervenus aussi bien en Syrie que sur le plan international.

Des avancées malgré les entraves

Sur le terrain, “l’opération militaire en Syrie est presque terminée, plus de 90% du territoire syrien est contrôlé par l’armée syrienne. “On peut dire que nos forces qui exterminent Daech utilisent les meilleurs outils et mesurent chaque pas au millimètre”, a déclaré le député membre de la commission des Affaires étrangères de la Douma d’Etat russe Adalbi Chkhagochev.

Parallèlement, des unités de l’armée arabe syrienne ont progressé dans la banlieue de Deir Ezzor après de violents accrochages avec des éléments de Daech dans la zone de Hweijet Saker.

Les deux armées de l’air (syrienne/russe) avaient porté des frappes concentrées aux repaires de Daech dans les quartiers de Hamidiyah, Ardhi, Jebeilah, Kanamat et Khassarat, ce qui a fait des morts et des blessés parmi les terroristes et causé la destruction de leurs armes et munitions.

Bien que ces progrès ont été loués par la communauté internationale, notamment par le Secrétaire général des Nations Unies, Ant?nio Guterres, -qui avait appelé après la reprise de Raqqa, à redoubler d’efforts afin de parvenir à une paix durable en Syrie-, quelques entraves demeurent.

Les groupes armés ont renouvelé la violation de l’accord sur la zone de désescalade à Ghouta, ceci en sus, des difficultés que rencontrent les agences humanitaires pour acheminer les aides notamment au camp de Ribkan dans la zone de Tanf près de la frontière syro-jordaniennes, où sont implantées les forces américaines.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait affirmé récemment la nécessité de retirer toutes les forces qui se trouvent en Syrie d'”une façon illégale” après la fin de l’éradication des terroristes.

Lors d’une conférence de presse tenue en marge des travaux de la 72e session de l’Assemblée Générale de l’Onu, Lavrov avait souligné qu’il y a une présence légale sur demande du gouvernement syrien qui décide l’avenir de cette présence et une autre présence militaire illégale par certains pays que personne n’avait invités en Syrie, disant :  Le premier pas sur la voie vers l’éradication du terrorisme est l’écartement de toutes les forces illégales se trouvant en Syrie.

Il a affirmé, en outre, la nécessité d’empêcher la partition des territoires syriens, mettant en garde contre les répercussions dangereuses de ceci sur tout le Moyen-Orient.

Autre blocage entravant le règlement définitif du conflit en Syrie, les sanctions économiques imposées par l’Union Européenne qui jouent un grand rôle dans beaucoup de problèmes humanitaires qu’affronte le pays.

Pendant cela, les experts de l’ONU et de l’OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) s’apprêtent à remettre jeudi au Conseil de sécurité un rapport sur l’attaque au gaz sarin du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord de  la Syrie.

La Russie qui a opposé un véto à un projet de résolution visant à prolonger d’un an une enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et qui expire le 17 novembre, a critiqué ce mécanisme, soulignant que la plupart des membres de la commission d’enquête représentent des pays hostiles au gouvernement syrien.

Maintes fois, la Russie a affirmé que l’attaque au gaz sarin a probablement été causée par un engin au sol et non par une attaque aérienne.

Aps

 

 

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