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Il tentait d’apporter un peu de réconfort aux enfants : Le clown des rues d’Alep est mort

Il tentait d’apporter un peu de réconfort aux enfants

 Le clown des rues d’Alep est mort

Anas al-Bacha a été tué lors d’un bombardement de la ville syrienne. À 24 ans, Anas al-Basha était surnommé le dernier clown d’Alep.

Le nez, les joues et la bouche colorés de rouge, une perruque orange et frisé qui attirait l’oeil, un chapeau jaune sur la tête, Anas voulait offrir aux enfants d’Alep un moment de répit, un moment de sourire, de joie, d’abandon pour oublier la guerre.

Mais ce mardi 29 novembre, sous un missile qui a touché le quartier assiégé de Mashhad, à l’est de la ville, Anas est tombé, raconte Associated Press.

Anas al-Basha était le directeur de l’association Space for Hope, un centre de bénévoles consacré à l’aide et au soutien de douze écoles et plus de 365 enfants dans l’est d’Alep. Parmi eux, beaucoup ont perdu un, si ce n’est leurs deux parents.

Parfois aussi jeunes que le début du conflit, ils sont traumatisés et tentent de survivre tant bien que mal dans une guerre qui fait partie intégrante de leur vie.

«C’ÉTAIT UN BON CLOWN»

Aujourd’hui, l’association Children of Syria lui rend hommage : «C’était un bon clown. Avec lui, les enfants souriaient et plaisantaient.» Grâce aux sketches, il faisait tomber les murs entre les enfants Samar Hijazi, une autre bénévole de l’association aujourd’hui réfugiée au Liban, raconte: «Grâce aux sketches, il brisait les murs entre les enfants ». À Associated Press, elle raconte se souvenir de lui comme un ami, qui aimait par-dessus tout travailler avec les enfants.

Depuis quelques temps, les locaux de l’association ont été détruits, dans

ce lieu de la ville où le rythme des bombardements s’est intensifié, provoquant la mort et la fuite de milliers de personnes, explique Syria Direct. Space for Hope a pour l’instant suspendu ses actions à Alep mais les bénévoles survivants espèrent ne jamais abandonner: «Nous sommes tous épuisés, mais nous devons trouver la force d’offrir un soutien psychologique aux enfants et de poursuivre notre action.»

URGENCE

Anas al-Basha s’était marié il y a tout juste deux mois. Sa mort vient encore souligner la «descente enfer » subie par la ville syrienne et dénoncée il y a quelques jours par Stephen O’Brien, un fonctionnaire des Nations-Unies.

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