AlgérieCultureNews

Hommage : El-Hachemi Larabi n’est plus

Hommage : El-Hachemi Larabi n’est plus

Paris par : Fayçal Charif

Le célèbre et brillant économiste algérien El-Hachemi Larabi est décédé mardi à l’âge de 87 ans à l’hôpital de Aïn Taya, à Alger. Il est parti en silence, sur la pointe des pieds, comme aiment le faire les modestes.
El-Hachemi Larabi est né en 1929 à Béjaïa. Originaire de Maâtkas (Boghni), il était forcément au fait de la langue Tamazight, qu’il allait rajouter à son répertoire de langues. Après des études primaires et secondaires à Alger, il part étudier à la Zitouna, à Tunis, en compagnie d’Abdelhamid Mehri, Mohamed El-Mili et Mouloud Kacem.
Plus tard, il décrochera une Licencie en langue française à la Sorbonne, et un magistère en sciences économiques en Allemagne. De retour à Paris, il ira à la quête d’un  doctorat de 3e cycle en sciences économiques qu’il obtiendra avec brio.
El-Hachemi Larabi avait à son actifréflexions, recherches et plusieurs traductions d’ouvrages en arabe, français, allemand, anglais et Tamazight. Il a été également l’auteur de plusieurs ouvrages dont le fameux « Chroniques d’un Algérien heureux », un livre publié en 2013 qui retrace 70 longues années de sa vie et de son parcours professionnel. Cet écrit profond estétroitement lie à l’Algérie contemporaine et sa révolution.
Larabi était un économiste de renom. Son savoir et son expérience sont reconnus en Algérie et à l’étranger. Il s’était mis au service de son pays dès l’indépendanceen assurant plusieurs postes de responsabilité en Algérie. Pendant 15 ans, il sera président de la Chambre de commerce d’Alger et terminera sa carrière en qualité d’inspecteur général des finances. Il sera également le représentant de l’Algérie durant de longues années dans les institutions économiques internationales.
Maîtrisant plusieurs langues étrangères, Al-Hachemi Larabi avait en plus une connaissance parfaite et approfondie de la langue arabe qu’il a apprise aussi bien dans les écolesalgériennesà Alger pendant son enfance qu’à la Zitouna en Tunisie. Un de ses meilleurs enseignants algériensn’était autre que le Cheikh Abderrahmene Al-Jilali, le grand historien devenu plu tard son plus proche ami. Il était également l’ami des martyrs Debbih Cherif, Didouche Mourad, Belouezdad, et tant d’autres hommes du mouvement national algérien.

 

Ce grand économisteétait aussi épris de musique, surtout la musique arabo-andalouse. Une passion qu’il partageait avec son maître et ami et toujours Abderrahmene Al-Jilali, tous deux mélomanes et fins connaisseurs de cet art ancestral.
Ch.F

Montrer plus
Erreur, aucun identifiant de pub n'a été mis! Vérifiez votre syntaxe.

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

AlgérieCultureNews

Hommage : El-Hachemi Larabi n’est plus

Hommage : El-Hachemi Larabi n’est plus

Paris par : Fayçal Charif

Le célèbre et brillant économiste algérien El-Hachemi Larabi est décédé mardi à l’âge de 87 ans à l’hôpital de Aïn Taya, à Alger. Il est parti en silence, sur la pointe des pieds, comme aiment le faire les modestes.
El-Hachemi Larabi est né en 1929 à Béjaïa. Originaire de Maâtkas (Boghni), il était forcément au fait de la langue Tamazight, qu’il allait rajouter à son répertoire de langues. Après des études primaires et secondaires à Alger, il part étudier à la Zitouna, à Tunis, en compagnie d’Abdelhamid Mehri, Mohamed El-Mili et Mouloud Kacem.
Plus tard, il décrochera une Licencie en langue française à la Sorbonne, et un magistère en sciences économiques en Allemagne. De retour à Paris, il ira à la quête d’un  doctorat de 3e cycle en sciences économiques qu’il obtiendra avec brio.
El-Hachemi Larabi avait à son actifréflexions, recherches et plusieurs traductions d’ouvrages en arabe, français, allemand, anglais et Tamazight. Il a été également l’auteur de plusieurs ouvrages dont le fameux « Chroniques d’un Algérien heureux », un livre publié en 2013 qui retrace 70 longues années de sa vie et de son parcours professionnel. Cet écrit profond estétroitement lie à l’Algérie contemporaine et sa révolution.
Larabi était un économiste de renom. Son savoir et son expérience sont reconnus en Algérie et à l’étranger. Il s’était mis au service de son pays dès l’indépendanceen assurant plusieurs postes de responsabilité en Algérie. Pendant 15 ans, il sera président de la Chambre de commerce d’Alger et terminera sa carrière en qualité d’inspecteur général des finances. Il sera également le représentant de l’Algérie durant de longues années dans les institutions économiques internationales.
Maîtrisant plusieurs langues étrangères, Al-Hachemi Larabi avait en plus une connaissance parfaite et approfondie de la langue arabe qu’il a apprise aussi bien dans les écolesalgériennesà Alger pendant son enfance qu’à la Zitouna en Tunisie. Un de ses meilleurs enseignants algériensn’était autre que le Cheikh Abderrahmene Al-Jilali, le grand historien devenu plu tard son plus proche ami. Il était également l’ami des martyrs Debbih Cherif, Didouche Mourad, Belouezdad, et tant d’autres hommes du mouvement national algérien.

 

Ce grand économisteétait aussi épris de musique, surtout la musique arabo-andalouse. Une passion qu’il partageait avec son maître et ami et toujours Abderrahmene Al-Jilali, tous deux mélomanes et fins connaisseurs de cet art ancestral.
Ch.F

Montrer plus
Erreur, aucun identifiant de pub n'a été mis! Vérifiez votre syntaxe.

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :