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Hollande lance un avertissement à Macron qui «doit être dans l’équipe»

Hollande lance un avertissement à Macron qui «doit être dans l’équipe»

Emmanuel Macron n’est pas le patron. Voilà en filigrane le sens du recadrage effectué par François Hollande, à l’occasion de l’émission Dialogues citoyens, sur France 2, jeudi soir. Le ministre de l’Economie «doit être dans l’équipe, sous mon autorité», a affirmé le président de la République, quelques heures après des propos de ce dernier, en porte-à-faux avec la volonté affiché du chef de l’Etat de réformer jusqu’au bout de son quinquennat.

«IL A ÉTÉ MON CONSEILLER. IL SAIT CE QU’IL ME DOIT»

«Il est dans l’équipe et sous mon autorité (…) J’en suis sûr parce que c’est, entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie, il sait ce qu’il me doit, c’est une question de loyauté personnelle et politique », a insisté François Hollande, rappelant qu’Emmanuel Macron avait d’abord été son «conseiller» à l’Elysée avant d’aller à Bercy. Comme un écho de Jacques Chirac qui, en 2004, disait de son populaire ministre des Finances, Nicolas Sarkozy: «Je décide, il exécute.» Trois ans plus tard, ce dernier prenait sa place à l’Elysée et qualifiait son Premier ministre François Fillon de «collaborateur»: «Le patron, c’est moi!» François Hollande n’est pas allé jusque là, mais le sens n’en est pas moins le même… Le ministre de l’Economie avait affirmé plus tôt dans la soirée à Londres qu’il avait été décidé d’«arrêter une partie des réformes », assurant que «60%, 70%» seraient faites d’ici la fin du mandat de François Hollande. «C’est toujours compliqué de lancer des réformes à la fin d’une mandature»,a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence organisée par le quotidien économique Financial Times sur l’avenir de l’Europe. Des déclarations qui auraient été mal comprises assure ce vendredi matin l’entourage du ministre, qui tente d’éteindre la polémique au lendemain du recadrage fait par François Hollande: «Le ministre s’exprimait sur la loi Travail quand il a dit “nous avons décidé d”arrêter une partie des réformes’ Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki a insisté, jeudi à Oran ».

«LA SEULE PAROLE QUI VAILLE, C’EST CELLE DU»

Car les déclarations d’Emmanuel Macron semblaient entrer en contradiction avec le volontarisme affiché par le président de la République, qui a expliqué vouloir poursuivre «jusqu’au bout» les réformes, «jusqu’au dernier jour» de son quinquennat. Pour bien faire passer le message, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a renchéri sur France Info. «Dans une action politique il doit y avoir de la cohérence tout le temps et rester dans un esprit collectif. La seule parole qui vaille c’est celle du président de la République», a-t-il asséné. Emmanuel Macron a lancé le 6 avril son mouvement En Marche!, ni à droite ni à gauche, affirmant vouloir non pas trouver «un énième candidat à la présidentielle», mais provoquer un «débat ouvert» et parvenir «à une exposition claire de la vision pour le pays». Interrogé sur son éventuelle ambition présidentielle jeudi à Londres, Emmanuel Macron a botté en touche: «Aujourd’hui, ce n’est pas la priorité », a-t-il affirmé. Emmanuel Macron, qui est cette semaine avec sa femme en Une de Paris Match et VSD, est un ministre populaire et une courte majorité de Français pense qu’il pourrait faire «un bon président de la République», selon un sondage BVA publié mercredi.

 

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Emmanuel Macron n’est pas le patron. Voilà en filigrane le sens du recadrage effectué par François Hollande, à l’occasion de l’émission Dialogues citoyens, sur France 2, jeudi soir. Le ministre de l’Economie «doit être dans l’équipe, sous mon autorité», a affirmé le président de la République, quelques heures après des propos de ce dernier, en porte-à-faux avec la volonté affiché du chef de l’Etat de réformer jusqu’au bout de son quinquennat.

«IL A ÉTÉ MON CONSEILLER. IL SAIT CE QU’IL ME DOIT»

«Il est dans l’équipe et sous mon autorité (…) J’en suis sûr parce que c’est, entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie, il sait ce qu’il me doit, c’est une question de loyauté personnelle et politique », a insisté François Hollande, rappelant qu’Emmanuel Macron avait d’abord été son «conseiller» à l’Elysée avant d’aller à Bercy. Comme un écho de Jacques Chirac qui, en 2004, disait de son populaire ministre des Finances, Nicolas Sarkozy: «Je décide, il exécute.» Trois ans plus tard, ce dernier prenait sa place à l’Elysée et qualifiait son Premier ministre François Fillon de «collaborateur»: «Le patron, c’est moi!» François Hollande n’est pas allé jusque là, mais le sens n’en est pas moins le même… Le ministre de l’Economie avait affirmé plus tôt dans la soirée à Londres qu’il avait été décidé d’«arrêter une partie des réformes », assurant que «60%, 70%» seraient faites d’ici la fin du mandat de François Hollande. «C’est toujours compliqué de lancer des réformes à la fin d’une mandature»,a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence organisée par le quotidien économique Financial Times sur l’avenir de l’Europe. Des déclarations qui auraient été mal comprises assure ce vendredi matin l’entourage du ministre, qui tente d’éteindre la polémique au lendemain du recadrage fait par François Hollande: «Le ministre s’exprimait sur la loi Travail quand il a dit “nous avons décidé d”arrêter une partie des réformes’ Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki a insisté, jeudi à Oran ».

«LA SEULE PAROLE QUI VAILLE, C’EST CELLE DU»

Car les déclarations d’Emmanuel Macron semblaient entrer en contradiction avec le volontarisme affiché par le président de la République, qui a expliqué vouloir poursuivre «jusqu’au bout» les réformes, «jusqu’au dernier jour» de son quinquennat. Pour bien faire passer le message, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a renchéri sur France Info. «Dans une action politique il doit y avoir de la cohérence tout le temps et rester dans un esprit collectif. La seule parole qui vaille c’est celle du président de la République», a-t-il asséné. Emmanuel Macron a lancé le 6 avril son mouvement En Marche!, ni à droite ni à gauche, affirmant vouloir non pas trouver «un énième candidat à la présidentielle», mais provoquer un «débat ouvert» et parvenir «à une exposition claire de la vision pour le pays». Interrogé sur son éventuelle ambition présidentielle jeudi à Londres, Emmanuel Macron a botté en touche: «Aujourd’hui, ce n’est pas la priorité », a-t-il affirmé. Emmanuel Macron, qui est cette semaine avec sa femme en Une de Paris Match et VSD, est un ministre populaire et une courte majorité de Français pense qu’il pourrait faire «un bon président de la République», selon un sondage BVA publié mercredi.

 

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