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Gilets jaunes: redoutant de nouvelles violences, le gouvernement tente l’apaisement

PARIS - Le gouvernement Français tentait toujours jeudi d'endiguer la colère des "Gilets jaunes", annonçant l'annulation "pour l'année 2019" des augmentations de taxes sur les carburants, redoutant des violences lors de la nouvelle manifestation annoncée à Paris samedi prochain, tandis que la grogne s'étendait dans les lycées.

Gilets jaunes: redoutant de nouvelles violences, le gouvernement tente l’apaisement

PARIS – Le gouvernement Français tentait toujours jeudi d’endiguer la colère des “Gilets jaunes”, annonçant l’annulation “pour l’année 2019” des augmentations de taxes sur les carburants, redoutant des violences lors de la nouvelle manifestation annoncée à Paris samedi prochain, tandis que la grogne s’étendait dans les lycées.

Environ 200 lycées et collèges, ainsi que quelques universités, sont de nouveau bloqués ou perturbés jeudi au quatrième jour d’un mouvement de contestation aux revendications différentes des “Gilets jaunes”.

Plusieurs manifestations de lycéens ont dégénéré dans diverses villes à travers la France, rappelant quelque peu les images d’émeutes, samedi dernier à Paris, qui ont fait le tour du monde.

Une nouvelle manifestation des “gilets jaunes”, annoncée pour samedi, fait craindre sur d’éventuelles “violences”, a déclaré la présidence française mercredi soir, peu après que le gouvernement avait fait un geste qu’il espère décisif en renonçant pour l’année 2019 aux augmentations de taxes sur les carburants, répondant ainsi à la principale revendication à l’origine du mouvement des “Gilets jaunes”.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a assisté jeudi au Sénat à un débat après avoir été auditionné à l’Assemblée nationale sur les mesures prises en urgence, dont l’annulation de la taxe carbone et le gel des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver, ainsi que le renoncement à durcir le contrôle technique automobile avant l’été.

Edouard Philippe a accepté également mercredi une nouvelle concession aux “Gilets jaunes”, en jugeant “nécessaire” un débat sur la réforme de l’Impôt sur la fortune (ISF), un impôt qui frappait les plus riches et dont les “Gilets” réclament le rétablissement.

Une ministre avait également évoqué son retour. Mais, en fin de journée, le président Emmanuel Macron mettait un terme au débat, excluant de remettre en place cet impôt.

Une prime exceptionnelle de fin d’année défiscalisée, versée par les entreprises à leurs salariés, fait également partie des pistes, a indiqué le ministre des Finances Bruno Le Maire.

Mais ces annonces n’ont pas apaisé les “gilets jaunes”. Face à cette situation, le président Emmanuel Macron a demandé aux partis politiques, aux syndicats et au patronat “de lancer un appel clair et explicite au calme”.

“Ce qui est en jeu, c’est la sécurité des Français et nos institutions”, a relayé devant les députés Edouard Philippe. “Tous les acteurs du débat public, responsables politiques, responsables syndicaux, éditorialistes et citoyens, seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent.”

Dans un geste d’unité, sept syndicats français ont répondu à l’appel, dénonçant jeudi “toutes formes de violences”. “Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays”, écrivent-ils. “C’est pourquoi nos organisations dénoncent toutes formes de violence dans l’expression des revendications”, ont-ils mentionné.

Les appels à se mobiliser une nouvelle fois samedi se multiplient et le Ministère de l’Intérieur fait état d’une “mobilisation de la part de l’ultra-droite et de l’ultragauche”.

Aps

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