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Foire d’Alger : Diversifier la production nationale

Foire d’Alger

Diversifier la production nationale

Par : Abdelkader DJEBBAR

Dans la vie économique d’un pays, il n’y a pas que l’automobile qui compte. C’est un tout indivisible et indissociable pour réussir à rouler vite et bien.

Un plus fort taux d’intégration fut le mot d’ordre lancé maintes et maintes fois par le premier ministre Ouyahia lors de la cérémonie d’inauguration de la 26e édition de la Foire de la production algérienne (FPA), dédiée à une «Économie diversifiée et performance à l’export». Des instructions sont données, la production nationale doit inexorablement apporter sa plus-value à l’économie nationale, en contribuant à sa diversification.

Organisée sous le thème « Économie diversifiée et performance à l’export », cette manifestation économique voit la participation de 483 exposants avec 169 entreprises publiques et 314 entreprises privées avec des stands sur une superficie globale de 22.742 m2.

Cette édition est marquée par la présence, pour la première fois, du secteur national de l’automobile à travers la participation de neuf (9) sociétés de montage de véhicules.

D’un stand à l’autre, Ahmed Ouyahia n’a cessé de réclamer une augmentation du taux d’intégration et une démarche offensive en matière des exportations. Car, le développement des produits made in Algeria est inscrit dans le chapitre des objectifs assignés dans le nouveau modèle économique de croissance.

 

A l’adresse des exposants, le chef de l’Exécutif recommande également la diversification des activités, de la rationalité et du pragmatisme.
Les entreprises, ajoute-t-il, ne doivent pas faire la même chose, mais apporter un plus en termes macro-économiques Grace à une plus grande variété des produits.

 

Aux opérateurs publics, Ouyahia précise que «l’Etat n’a plus les moyens financiers pour continuer l’effacement des découverts»,  incitant les entreprises algériennes à s’impliquer davantage dans la diversification de l’économie en augmentant leurs taux d’intégration pour réduire les importations et en adoptant une démarche plus agressive en matière d’exportation.

Arrivé au stand de l’automobile, le Premier ministre a trouvé exagéré le nombre de demandes d’assemblage de véhicules en Algérie. Une situation qui incite l’Etat à «mettre de l’ordre dans ce marché, précisant que le Gouvernement «ne va pas laisser refaire l’histoire des minoteries». Clair et précis, M. Ouyahia souligne qu’à  l’avenir, ils seront 5 assembleurs pour l’automobile et 5 pour les camions. Et d’enchaîner : «Ceci ne va pas plaire à certains mais, en tant que gouvernement, nous avons à défendre les intérêts du pays.

 

«Si on a arrêté d’importer 500.000 véhicules/an, soit 6 milliards de dollars, ce n’est pas pour importer 600.000 ou 800.000 kits aujourd’hui. Les 500.000 véhicules étaient importés à l’époque où nous avions 174 milliards de dollars mais aujourd’hui, à novembre, nous n’en avons que 98 milliards de dollars», indique-t-il en guise d’arguments.

 

A.D

 

 

 

 

 

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