CultureFranceMoyen OrientNews

Festival-Hommage à l’Institut du Monde Arabe : Mahmoud Darwich revient cette semaine !!

« Les Exils de Mahmoud Darwich »
Festival-Hommage à l’Institut du Monde Arabe

Mahmoud Darwich revient cette semaine !!

Par : Fayçal Charif

Dix ans après sa disparition, l’Institut du Monde Arabe (IMA) rend un grand à hommage Mahmoud Darwich, et le met en avant et en valeur, lui et ses écrits mémorables, lors d’un Festival-hommage à la voix éternelle de la poésie palestinienne et arabe aux contenus univesels. L’événement, très attendu, aura lieu à l’IMA, du 19 au 23 septembre.

Mahmoud Darwich nous revient dans la douleur des peuples arabes et dans le marasme des états arabes. Son âme ne survolera pas les capitales arabes, mais la capitale française, Paris. C’est une invitation dans le pays de Pierre de Ronsard, Victor Hugo, Charles Baudelaire et Arthur Rimbaud. Le pays de l’art et de la littérature, le pays de la liberté, chère au poète arabe, Darwich, qui a chanté toute sa vie la « délivrance » de son pays et celles des autres pays arabes.

L’IMA a choisi pour ce festival le slogan : « Les Exils de Mahmoud Darwich » comme pour résumer un Darwich chassé de sa terre, et de toutes les terres, comme pour expliquer le rebelle, l’insoumis et l’incompris. Ses vers résonnent et interpellent toujours : « Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons les moyens. Au ver à soie, nous dérobons un fil pour édifier un ciel qui nous appartienne et enclore cette migration. Et nous ouvrons la porte du jardin pour que le jasmin sorte dans les rues comme une belle journée. »

Ce grand poète, qui a conté sa Palestine volée et « violée », n’a jamais baissé les bras. L’IMA reconnait avec respect le combat de l’homme et du poète. « De son œuvre immense, de sa vie assumée comme une œuvre, Mahmoud Darwich …incarne l’histoire de la Palestine moderne. Dans ses écrits poétiques, il a évolué du vers le plus épuré au chant le plus sophistiqué. Il a évoqué la perte et l’exil dans un souffle plus tragique qu’homérique. Il a déconstruit les mythes et montré que, face à l’Histoire et à la vérité nue de la vie, « le temps des légendes est révolu ». Dans ses derniers recueils de poèmes, il épouse le mouvement d’une errance planétaire, édifie l’épopée des habitants des marges et des ombres, et témoigne d’une impulsion authentique et généreuse qui le propulse à jamais vers l’étranger, le pérégrin, le nomade et l’homme de passage ».

Lors de cet hommage, il y aura du cinéma avec « Mahmoud Darwich. Et la terre, comme la langue… » de Simone Bitton. Une rencontre débat dans le cadre des Jeudis de l’IMA. Un concert exceptionnel de Yasmine Hamdan : Al Jamilat (Les magnifiques). Mais aussi des installations, des performances théâtrales, une rencontre littéraire, de l’électro-poésie, un « piochage poétique »…

Au programme également, des échanges qui seront accompagnés de performances musicales orchestrées par le comédien Erick August, qui, depuis 2008, se consacre à la poésie arabe contemporaine, particulièrement à celle de Mahmoud Darwich. Celles et ceux qui ont voulu rendre hommage au poète sont nombreux. Evanghelia Stead, chercheuse, traductrice, professeure de littérature comparée à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-En-Yvelines, membre de l’Institut universitaire de France. Brigitte Herremans, chargée de mission Moyen-Orient et Afrique du Nord, BOZAR (Bruxelles), coordonnatrice des travaux de la Chaire culturelle et universitaire Mahmoud Darwich fondée en Belgique il y a deux ans. Jean-Baptiste Para, poète, critique littéraire et traducteur, directeur de la rédaction de la revue Europe. Mourad Yelles, écrivain, chercheur et professeur des universités en littératures maghrébines et comparées, Inalco, Paris. Kadhim Jihad Hassan, poète, essayiste et traducteur, professeur des universités en littérature arabe classique, Inalco, Paris. En marge de la manifestation, un débat sera organisé et sera animé par Farouk Mardam Bey, historien, éditeur, directeur de la collection Sindbad aux éd. Actes Sud.

Erick Auguste entouré de musiciens dont les bluesmen guitaristes Yassine Karoui et Eric Sauviat et le bassiste Youcef Boukella. Parmi les textes de Mahmoud Darwich lus sur fond rock, blues et jazz : Passants parmi les paroles passagères, Sur cette terre, Quand les martyrs vont dormir et Nous aussi, nous aimons la vie.

L’artiste Erick Auguste, dans une belle envolée dit tout, ou presque, sur Mahmoud Darwich, : « Et puis dire que sa poésie a du sens, c’est une évidence. Elle a le souci des réalités et de l’Histoire. Elle veut participer implicitement à l’entreprise d’espoir. Mais n’oublions pas aussi qu’elle est belle. Presqu’aussi belle que l’œil de la plume du paon. »

Paris sera à l’heure et à l’air poétique de Mahmoud Darwich pendant cinq jours. A ne rater sous aucun prétexte.

CH.F

Montrer plus

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Voire aussi

Close
Close
Close