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Europe/Covid-19 : une dizaine de pays poursuivent le déconfinement

Une dizaine de pays Européens ont commencé lundi à réduire les restrictions introduites pour freiner la propagation du coronavirus (Covid-19) avec, pour la plupart, le maintien des gestes barrières de crainte d'une nouvelle vague de contaminations.

Europe/Covid-19 : une dizaine de pays poursuivent le déconfinement

Une dizaine de pays Européens ont commencé lundi à réduire les restrictions introduites pour freiner la propagation du coronavirus (Covid-19) avec, pour la plupart, le maintien des gestes barrières de crainte d’une nouvelle vague de contaminations.

De la Belgique à la France, en passant par l’Espagne et l’Allemagne, les autorités adaptent leurs mesures de déconfinement aux besoins spécifiques de leurs pays respectifs. Chacun y va de ses propres réglementations.

Ainsi, en Allemagne, les Lander préfèrent déterminer eux-mêmes la politique en matière de déconfinement. Dans les Lander de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et de Basse-Saxe, la détente amorcée précédemment se poursuit à un rythme rapide.

Après 50 jours de confinement, les Belges peuvent, sous certaines conditions, accueillir quatre personnes qui seront toujours les mêmes dans leur maison. Des magasins non essentiels pourront également rouvrir leurs portes.

En France, la règle stricte selon laquelle les personnes ne sont pas autorisées à partir sans autorisation a été levée. Mais dans le nord et le nord-est du pays, y compris à Paris, d’autres restrictions restent en vigueur et les parcs, par exemple, restent fermés. Les cafés et les restaurants ne sont pas encore ouverts.

Durement touchés, les Espagnols entament leur déconfinement dès lundi dans certaines provinces. Les régions autour de Madrid, Barcelone et Valence, une partie du nord-ouest et la Costa del Sol ne sont pas inclues. Dans les provinces qui se détendent, les réunions de dix personnes sont autorisées et les terrasses rouvrent, tout comme les centres sportifs, les musées et la plupart des entreprises.

Aux Pays-Bas, les écoles primaires, les salons de coiffure et les bibliothèques rouvrirent. La Géorgie a commencé également à lever une partie des restrictions, notamment économiques, qui avaient été imposées pour lutter contre le nouveau coronavirus.

La deuxième phase de déconfinement a commencé aussi en Suisse avec la réouverture des salles de classe et des restaurants mais les rassemblements de plus de cinq personnes restent interdits.

D’autres pays tels que le Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Croatie, la Lituanie, la Serbie, la Slovénie, la République tchèque et la Norvège assoupliront également les mesures de confinement dès lundi.

Craintes d’une nouvelle vague

Au Royaume-Uni, le pays européen le plus endeuillé, et le deuxième au monde, (au moins 31?000 morts), seuls de légers assouplissements sont attendus, comme la réouverture des magasins de jardinage.

Il est en revanche question d’introduire une quarantaine obligatoire de quatorze jours pour les voyageurs entrant au Royaume-Uni.

« Nous ne pouvons pas risquer un second pic » de contaminations, a prévenu le Premier Ministre Britannique, Boris Johnson samedi sur Twitter, appelant ses compatriotes à « continuer » leurs efforts.

« Second pic », ou deuxième vague, du fait de la grande contagiosité du coronavirus et en l’absence de tout traitement et vaccin, c’est ce qui préoccupe le plus les pays qui se déconfirent même de façon prudente.

Par exemple en Allemagne, pays relativement épargné par l’épidémie a lâché ses mesures de confinement avant les autres, mais où trois cantons dépassent actuellement le plafond fixé de 50 nouvelles contaminations pour 100,000 habitants. La chancelière Angela Merkel et les régions sont convenues d’un mécanisme de reconfinement au niveau local si le nombre des cas repartait à la hausse. Résultat, un retour à la normale dans tous les secteurs d’activité « reste très fragile », craignent certains spécialistes.

« Il faut absolument » que les gens « appliquent les gestes barrière, c’est-à-dire qu’ils passent d’un confinement chez soi à un confinement sur soi, penser que soi-même on doit se protéger, on doit protéger les autres », prévient la virologue et ex-sous-directrice générale de l’OMS Marie-Paule Kieny.

Aps

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