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États-Unis : Retrait du Conseil des Droits de l’Homme

États-Unis : Retrait du Conseil des Droits de l’Homme

Par : Abdelkader DJEBBAR

Et maintenant c’est du Conseil des droits de l’homme de l’ONU que le Président Américain ne veut plus entendre parler. L’ambassadrice Américaine auprès des Nations unies a annoncé, mardi soir, le départ des Etats-Unis de cette institution qu’il qualifie de “cloaque de partis pris politiques”.

Un premier geste d’isolement concernait l’Alliance du libre échange en Amérique du Nord. Raisons : l’accord, semble-t-il, était plus avantageux pour le Canada et le Mexique. Vient ensuite l’histoire des taxes sur l’acier et l’aluminium. Arrive après l’histoire des réfugiés séparés de leurs enfants, politique annulée par décret signer hier mercredi par le Président. Cafouillage d’un peu partout sans oublier les histoires avec la Corée du Nord et la question du nucléaire.

Donc, les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, a annoncé, mardi 19 juin, l’ambassadrice Américaine auprès des Nations unies Nikki Haley. Cette dernière qualifie cette institution de “cloaque de partis pris politiques”. “Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie”, a-t-elle expliqué.

Interrogé avant la décision formelle, le porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric, avait simplement déclaré : « Le Secrétaire Général [Antonio Guterres] est un fervent croyant dans l’architecture des droits de l’Homme à l’ONU et dans la participation active de tous les Etats membres dans cette architecture. »

Les Etats-Unis, dont le mandat au Conseil s’achevait en principe en 2019, avaient notamment réclamé que l’exclusion des Etats membres qui commettent de graves violations des droits de l’Homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers. Ils avaient aussi demandé un renforcement du processus de sélection des Etats membres.

Washington voulait aussi que la question des « droits de l’homme en Palestine » ne soit plus systématiquement mise à l’ordre du jour du CDH. Washington dénonce depuis toujours le fait qu’Israël est le seul pays au monde ayant un point fixe (appelé point 7) à l’ordre du jour de chaque session, soit trois fois par an.

Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis vont être absents de ce Conseil. Sous le républicain George W. Bush, ils avaient boycotté le CDH dès sa création, avant de le rejoindre sous l’administration du démocrate Barack Obama.

A.D

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