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Espagne: le nouveau gouvernement prête serment

Espagne: le nouveau gouvernement prête serment

MADRID, – Le nouveau gouvernement Espagnol, majoritairement féminin, a prêté serment jeudi devant le roi Felipe VI.  Avec 11 femmes et six hommes, dont un astronaute au Ministère des Sciences, ce gouvernement est le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu.

Les Ministres de Pedro Sanchez ont juré loyauté au roi Felipe VI et promis « de respecter et faire respecter la Constitution ».

Pedro Sanchez, 46 ans, qui a détrôné le conservateur Mariano Rajoy grâce à une motion de censure la semaine dernière, a multiplié, en composant son équipe, les messages aux marchés, à l’Europe et à l’électorat espagnol.

En plaçant des femmes aux postes clés, économie, finances, industrie, défense, justice, santé et éducation, Sanchez reconnaît leur poids croissant dans la société espagnole, qui s’est manifesté avec une ampleur inédite lors d’une première « grève générale féministe » le 8 mars dernier.

Alors que l’euroscepticisme progresse sur le continent, il réaffirme aussi l’attachement de l’Espagne à l’Union européenne en nommant aux Affaires étrangères Josep Borrell, ancien président du Parlement européen et à l’Economie l’actuelle directrice du budget de l’UE Nadia Calviño.

Sanchez, qui n’est arrivé au pouvoir qu’avec les voix des séparatistes catalans et basques, a confirmé par ces nominations son attachement à l’unité de l’Espagne.

Meritxell Batet, une Catalane de 45 ans, aura à traiter en tant que ministre de l’Administration territoriale avec le gouvernement régional sécessionniste catalan.

Le nouvel exécutif est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie et il n’ira probablement pas jusqu’au bout de la législature en 2020.

Pedro Sanchez a d’ailleurs remercié son équipe d’avoir « accepté de servir pendant les prochains mois ».

Le Parti Socialiste ne dispose en effet que de 84 députés sur 350 et aura la marge de manoeuvre que voudront bien lui laisser le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu vendredi la motion de censure contre M. Rajoy.

Cette équipe devra respecter les « engagements européens » en matière de déficit public, qui doit être ramené cette année à 2,2% du PIB.

Au nom de « la stabilité », Sanchez s’est engagé à conserver le budget de l’Etat 2018 élaboré par les conservateurs, en passe d’être examiné par le Sénat.

« L’Espagne croit de 3% (par an) mais ne répartit pas la richesse », a souligné M. Sanchez en promettant de lutter pour l’égalité et contre la pauvreté infantile.

Sortie de la crise fin 2014, l’Espagne a enchaîné quatre ans de croissance supérieure à la moyenne de la zone euro mais son taux de chômage à 16,7% n’est dépassé que par celui de la Grèce. Et elle détient le record de contrats temporaires de l’UE (26,8% des emplois selon Eurostat).

Aps

 

 

 

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