EuropeNews

Espagne en 2016 : émergence de nouveaux partis et un blocage politique surmonté

Espagne en 2016 : émergence de nouveaux partis et un blocage politique surmonté

MADRID- L’Espagne aura vécu tout au long de l’année 2016, une situation de blocage politique sans précédent dans l’histoire de ce pays qui a passé plus de 300 jours sous la conduite un gouvernement intérimaire, ayant connu l’émergence de nouvelles forces politiques.

Les deux élections législatives (décembre 2015 et juin 2016), ont abouti à des parlements fragmentés, sans majorité absolue  pour le parti populaire, vainqueur de ces élections, et ont été marquées par l’émergence de deux nouveaux partis en l’occurrence Podemos et Ciudadanos.

L’Espagne qui a longtemps vécu une dualité politique entre les conservateurs du parti populaire et le parti socialiste, doit désormais composer avec les jeunes partis qui exigent des réformes et des changements radicaux dans la gestion du pays .

Par faute de consensus et de compromis entre les partis politiques, l’investiture du leader socialiste Pedro Sanchez puis celle de Rajoy, s’avère impossible et laisse s’installer, un climat d’incertitude politique qui a poussé plusieurs analystes et observateurs à penser que le pays va droit vers une troisième élection législative en moins d’un an.

Le gouvernement intérimaire se limite juste à expédier les affaires courantes alors que l’Espagne avait besoin d’approuver ses budgets, réduire son déficit financier, honorer ses engagements face à l’union européenne, dans un contexte mondial marqué par la crise économique, les conflits armés, le flux migratoire et la menace terroriste.

Les négociations engagées par les partis politiques pour trouver une sortie à cette crise et les rounds de consultations initiées par le roi d’Espagne n’ont abouti à aucun résultat palpable alors que le temps presse et tous (hommes, politiques, analystes) s’accordaient à dire qu’il faut trouver une solution en urgence pour pouvoir former un gouvernement et éviter une nouvelle élection.

La crise qui a secoué le parti socialiste dont le leader a été contraint à démissionner de son poste de Secrétaire général et la décision prise ensuite par le comité fédéral du PSOE de s’abstenir lors de l’investiture de Rajoy, ont permis de débloquer la situation politique et de former un nouveau gouvernement présidé par Mariano Rajoy.

Réélection de Rajoy et sortie de l’impasse politique

Vers la fin du mois d’octobre, l’abstention d’une partie du Psoe , a permis à Mariano Rajoy d’être reconduit à son poste après dix mois de paralysie politique et à l’Espagne d’entamer une nouvelle étape dans sa vie politique.

Le nouveau chef de l’exécutif, élu sans majorité absolue, hérite ainsi du gouvernement le plus minoritaire de l’histoire du pays avec seulement 137 sièges sur 350.

Conscient de cette nouvelle donne, Rajoy s’est engagé dans ses discours à faire du dialogue et de la concertation « une base de travail essentielle pour l’intérêt du pays et pour le bon déroulement de cette nouvelle législature ».

L’indépendance en Catalogne : Rajoy ouvert au dialogue 

Depuis la réélection de Rajoy, le gouvernement affiche une nouvelle volonté de dialogue mais refuse l’option d’un référendum en Catalogne invoquant la constitution qui prévoit « qu’aucune région ne peut organiser un référendum sur un sujet qui concerne l’ensemble des espagnols ». « je suis prêt à négocier sur toutes les questions à l’exception de celles qui touchent à l’unité de l’Espagne », a déclaré Rajoy récemment.

Cette position ne va pas dissuader les responsables catalans qui affirment et confirment dans plusieurs occasions d’organiser un référendum sur l’indépendance de la catalogne en septembre 2017.

Le président catalan Carles Puigdemont avait annoncé que sa priorité était l’indépendance de la Catalogne et qu’il souhaiterait un « référendum négocié avec Madrid », mais si cela s’avère impossible, « je m’engage à le faire unilatéralement » avait-il dit.

Devant la complexité de la situation économique, sociale, politique et sécuritaire qui prévaut à l’intérieur du pays et dans le monde, le gouvernement de Rajoy  ne cesse d’afficher sa ferme volonté d’aller vers plus de dialogue avec ses partenaires politiques pour permettre à l’Espagne, au cours de cette nouvelle et difficile législature, d’avancer vers un avenir meilleur.

 

Montrer plus
Error, no Ad ID set! Check your syntax!

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :