Analyse

Erdogan enrage et menace

Par : Kharroubi Habib

Pour la Turquie, le conflit syrien tourne au cauchemar avec la déroute que sont en train de subir les groupes rebelles qu’elle soutient face aux forces du régime de Damas et des combattants kurdes syriens autonomistes, lesquels sont en passe de prendre le contrôle de l’ensemble de la zone syrienne frontalière de la Turquie donnant corps à ce que les autorités de ce pays redoutent et refusent: la constitution d’une entité kurde en alliance avec le PKK turc. Il faut par conséquent s’attendre que l’intervention turque dans le conflit syrien, qui s’est limitée jusque-là au soutien en armes et finances aux groupes rebelles syriens combattant et l’armée syrienne et les milices kurdes, se mue en un engagement direct de l’armée turque en territoire syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères menacent ouvertement du recours à une telle éventualité.

Un pas a été déjà franchi dans ce sens puisque l’armée turque pilonne sans arrêt depuis quelques jours les forces loyalistes syriennes et les combattants kurdes qui se rapprochent de la frontière syro-turque. Dans leur désarroi, les autorités turques n’en resteront pas là et voudront probablement forcer le sort qui dans le conflit syrien évolue dans un sens contraire à ce qu’elles considèrent comme étant l’intérêt géostratégique de leur pays. Elles s’estiment en droit d’intervenir en Syrie, en dépit que l’engagement direct de l’armée turque constituerait une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat syrien. Pour tourner cet obstacle, Ankara tente de monter une coalition avec des pays qui, pour des raisons qui leur sont propres, sont tout autant acharnés qu’elle à faire tomber le régime de Damas.

Que cela soit le fait de la seule Turquie ou d’une coalition menée par elle, l’intervention étrangère terrestre en Syrie que l’on essaye de provoquer ne peut s’approuver même si le régime syrien est condamnable pour ce qu’il est et a commis. En regard du droit international, le régime syrien est le pouvoir légal du pays encore reconnu comme tel par les Nations unies. Une intervention militaire étrangère dont il n’est pas le demandeur et se faisant contre lui place ceux qui l’engagent dans la situation de hors-la-loi internationaux. Qui plus est, il en résulterait une conflagration aux dimensions pouvant devenir planétaires par le jeu des alliances qui se sont nouées autour du conflit syrien. Erdogan, qui enrage d’avoir été contrarié dans son plan syrien par le soutien russe à Bachar El Assad, semble avoir perdu toute mesure et être prêt à lancer son pays dans une dangereuse aventure. Il rappelle en cela ces sinistres officiers «Jeunes Turcs», qui, en 1914, ont jeté l’Empire ottoman dans un conflit dont il en est mort. Il ne suffit pas aux Nations unies de lui recommander de la «retenue» mais de le contraindre fermement à ne pas violer le droit international et à lui en imposer le respect.
Par : Kharroubi Habib

Pour la Turquie, le conflit syrien tourne au cauchemar avec la déroute que sont en train de subir les groupes rebelles qu’elle soutient face aux forces du régime de Damas et des combattants kurdes syriens autonomistes, lesquels sont en passe de prendre le contrôle de l’ensemble de la zone syrienne frontalière de la Turquie donnant corps à ce que les autorités de ce pays redoutent et refusent: la constitution d’une entité kurde en alliance avec le PKK turc. Il faut par conséquent s’attendre que l’intervention turque dans le conflit syrien, qui s’est limitée jusque-là au soutien en armes et finances aux groupes rebelles syriens combattant et l’armée syrienne et les milices kurdes, se mue en un engagement direct de l’armée turque en territoire syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères menacent ouvertement du recours à une telle éventualité.

Un pas a été déjà franchi dans ce sens puisque l’armée turque pilonne sans arrêt depuis quelques jours les forces loyalistes syriennes et les combattants kurdes qui se rapprochent de la frontière syro-turque. Dans leur désarroi, les autorités turques n’en resteront pas là et voudront probablement forcer le sort qui dans le conflit syrien évolue dans un sens contraire à ce qu’elles considèrent comme étant l’intérêt géostratégique de leur pays. Elles s’estiment en droit d’intervenir en Syrie, en dépit que l’engagement direct de l’armée turque constituerait une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat syrien. Pour tourner cet obstacle, Ankara tente de monter une coalition avec des pays qui, pour des raisons qui leur sont propres, sont tout autant acharnés qu’elle à faire tomber le régime de Damas.

Que cela soit le fait de la seule Turquie ou d’une coalition menée par elle, l’intervention étrangère terrestre en Syrie que l’on essaye de provoquer ne peut s’approuver même si le régime syrien est condamnable pour ce qu’il est et a commis. En regard du droit international, le régime syrien est le pouvoir légal du pays encore reconnu comme tel par les Nations unies. Une intervention militaire étrangère dont il n’est pas le demandeur et se faisant contre lui place ceux qui l’engagent dans la situation de hors-la-loi internationaux. Qui plus est, il en résulterait une conflagration aux dimensions pouvant devenir planétaires par le jeu des alliances qui se sont nouées autour du conflit syrien. Erdogan, qui enrage d’avoir été contrarié dans son plan syrien par le soutien russe à Bachar El Assad, semble avoir perdu toute mesure et être prêt à lancer son pays dans une dangereuse aventure. Il rappelle en cela ces sinistres officiers «Jeunes Turcs», qui, en 1914, ont jeté l’Empire ottoman dans un conflit dont il en est mort. Il ne suffit pas aux Nations unies de lui recommander de la «retenue» mais de le contraindre fermement à ne pas violer le droit international et à lui en imposer le respect.

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Pour la Turquie, le conflit syrien tourne au cauchemar avec la déroute que sont en train de subir les groupes rebelles qu’elle soutient face aux forces du régime de Damas et des combattants kurdes syriens autonomistes, lesquels sont en passe de prendre le contrôle de l’ensemble de la zone syrienne frontalière de la Turquie donnant corps à ce que les autorités de ce pays redoutent et refusent: la constitution d’une entité kurde en alliance avec le PKK turc. Il faut par conséquent s’attendre que l’intervention turque dans le conflit syrien, qui s’est limitée jusque-là au soutien en armes et finances aux groupes rebelles syriens combattant et l’armée syrienne et les milices kurdes, se mue en un engagement direct de l’armée turque en territoire syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères menacent ouvertement du recours à une telle éventualité.

Un pas a été déjà franchi dans ce sens puisque l’armée turque pilonne sans arrêt depuis quelques jours les forces loyalistes syriennes et les combattants kurdes qui se rapprochent de la frontière syro-turque. Dans leur désarroi, les autorités turques n’en resteront pas là et voudront probablement forcer le sort qui dans le conflit syrien évolue dans un sens contraire à ce qu’elles considèrent comme étant l’intérêt géostratégique de leur pays. Elles s’estiment en droit d’intervenir en Syrie, en dépit que l’engagement direct de l’armée turque constituerait une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat syrien. Pour tourner cet obstacle, Ankara tente de monter une coalition avec des pays qui, pour des raisons qui leur sont propres, sont tout autant acharnés qu’elle à faire tomber le régime de Damas.

Que cela soit le fait de la seule Turquie ou d’une coalition menée par elle, l’intervention étrangère terrestre en Syrie que l’on essaye de provoquer ne peut s’approuver même si le régime syrien est condamnable pour ce qu’il est et a commis. En regard du droit international, le régime syrien est le pouvoir légal du pays encore reconnu comme tel par les Nations unies. Une intervention militaire étrangère dont il n’est pas le demandeur et se faisant contre lui place ceux qui l’engagent dans la situation de hors-la-loi internationaux. Qui plus est, il en résulterait une conflagration aux dimensions pouvant devenir planétaires par le jeu des alliances qui se sont nouées autour du conflit syrien. Erdogan, qui enrage d’avoir été contrarié dans son plan syrien par le soutien russe à Bachar El Assad, semble avoir perdu toute mesure et être prêt à lancer son pays dans une dangereuse aventure. Il rappelle en cela ces sinistres officiers «Jeunes Turcs», qui, en 1914, ont jeté l’Empire ottoman dans un conflit dont il en est mort. Il ne suffit pas aux Nations unies de lui recommander de la «retenue» mais de le contraindre fermement à ne pas violer le droit international et à lui en imposer le respect.
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Pour la Turquie, le conflit syrien tourne au cauchemar avec la déroute que sont en train de subir les groupes rebelles qu’elle soutient face aux forces du régime de Damas et des combattants kurdes syriens autonomistes, lesquels sont en passe de prendre le contrôle de l’ensemble de la zone syrienne frontalière de la Turquie donnant corps à ce que les autorités de ce pays redoutent et refusent: la constitution d’une entité kurde en alliance avec le PKK turc. Il faut par conséquent s’attendre que l’intervention turque dans le conflit syrien, qui s’est limitée jusque-là au soutien en armes et finances aux groupes rebelles syriens combattant et l’armée syrienne et les milices kurdes, se mue en un engagement direct de l’armée turque en territoire syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères menacent ouvertement du recours à une telle éventualité.

Un pas a été déjà franchi dans ce sens puisque l’armée turque pilonne sans arrêt depuis quelques jours les forces loyalistes syriennes et les combattants kurdes qui se rapprochent de la frontière syro-turque. Dans leur désarroi, les autorités turques n’en resteront pas là et voudront probablement forcer le sort qui dans le conflit syrien évolue dans un sens contraire à ce qu’elles considèrent comme étant l’intérêt géostratégique de leur pays. Elles s’estiment en droit d’intervenir en Syrie, en dépit que l’engagement direct de l’armée turque constituerait une violation flagrante de la souveraineté de l’Etat syrien. Pour tourner cet obstacle, Ankara tente de monter une coalition avec des pays qui, pour des raisons qui leur sont propres, sont tout autant acharnés qu’elle à faire tomber le régime de Damas.

Que cela soit le fait de la seule Turquie ou d’une coalition menée par elle, l’intervention étrangère terrestre en Syrie que l’on essaye de provoquer ne peut s’approuver même si le régime syrien est condamnable pour ce qu’il est et a commis. En regard du droit international, le régime syrien est le pouvoir légal du pays encore reconnu comme tel par les Nations unies. Une intervention militaire étrangère dont il n’est pas le demandeur et se faisant contre lui place ceux qui l’engagent dans la situation de hors-la-loi internationaux. Qui plus est, il en résulterait une conflagration aux dimensions pouvant devenir planétaires par le jeu des alliances qui se sont nouées autour du conflit syrien. Erdogan, qui enrage d’avoir été contrarié dans son plan syrien par le soutien russe à Bachar El Assad, semble avoir perdu toute mesure et être prêt à lancer son pays dans une dangereuse aventure. Il rappelle en cela ces sinistres officiers «Jeunes Turcs», qui, en 1914, ont jeté l’Empire ottoman dans un conflit dont il en est mort. Il ne suffit pas aux Nations unies de lui recommander de la «retenue» mais de le contraindre fermement à ne pas violer le droit international et à lui en imposer le respect.

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