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En hommage à Mohamed Boudiaf : Si Tayeb El Watani L’un des derniers hommes respectables

En hommage à Mohamed Boudiaf

 Si Tayeb El Watani
L’un des derniers hommes respectables

Paris par : Fayçal Charif

Un président assassiné en direct, devant les caméras qui immortaliseront l’acte ignoble à jamais, mais aussi toute la méchanceté et la lâcheté des commanditaires. L’assassinat de Mohamed Boudiaf restera l’un des événements les plus terribles et les plus marquants qu’a connus l’Algérie d’après l’indépendance. C’est également une sombre page de l’histoire des algériens maculée de sang, de haine et de mépris.

24 ans déjà. Comme le temps passe vite, mais combien la douleur a été longue et combien la tristesse a duré dans les coeurs des algériennes et algériens. Aujourd’hui, évoquer le nom de Boudiaf suffit pour que la douleur et la tristesse se mêlent à la colère. La colère de ne pas savoir, de ne pas comprendre.

Comme ce jour, le 29 juin, il y a 24 années, en 1992, le président Mohamed Boudiaf a été assassiné en plein tourmente politique et au début d’une folie meurtrière nommée « Terrorisme ». Lui qui avait accepté difficilement de prendre la destinée de l’Algérie, était revenu pour trouver une solution à la crise politique qui secouait le pouvoir et le pays tout en entier depuis 1988.

Mohamed Boudiaf, Si Tayeb El Watani, cette figure historique et nationaliste qui a marqué de son empreinte la révolution algérienne, ce moudjahid de la première heure, ce fin politicien qui s’est opposé à la confiscation de la révolution et du pouvoir, cet exilé nationaliste et démocrate est retourné à l’appel et aux cris de douleurs de son peuple.

A son retour, il savait très bien qu’il n’était pas élu par le peuple et cela il l’a toujours pris en compte et le disait ouvertement. Il ne laissera pas une occasion pour le rappeler et confier qu’il est revenu pour trouver une solution à la terrible crise et qu’après il laisserait le pouvoir.

L’auteur de «  Où va l’Algérie », le grand questionnement qui à nos jours est d’actualité et qui prouve que Si Tayeb était visionnaire, a redonné espoir durant les 166 jours de son pouvoir à tout un peuple, il a fait mieux que ses prédécesseurs en si peu de temps en gagnant la confiance de la jeunesse.

Cet espoir sera tué tout comme son initiateur en début d’après-midi du 29 juin 1992, à Annaba. L’assassinat de Mohamed Boudiaf restera l’énigme de l’Algérie qui fait rappeler étrangement l’assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy et qui est lui aussi et à nos jour l’énigme des Etats-Unis.

Depuis la disparition de feu Mohamed Boudiaf, son âme revient chaque 26 juin dans l’espoir de trouver l’Algérie réconciliée avec elle même. A chaque fois, Si Tayeb El Watani retourne déçu là où il est.

C.F

 

 

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