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En ce jour… Hommage à Djamila Bouazza

En ce jour…
Hommage à Djamila Bouazza

Par Fayçal Charif
Une autre moudjahida s’en est allée il y a un peu plus de deux ans. Une autre Djamila (Belle) de l’Algérie a quitté ce monde et a emporté avec elle toute la bravoure et le courage d’une femme qui a dit « Non » à l’oppression et l’injustice du colonialisme, qui a dit « Oui » à la liberté et l’indépendance de son pays et de son peuple. Pour cela, et pour cela, elle a été condamnée à mort.

Djamila Bouazza, est l’une des femmes algériennes qui ont marqué la révolution algérienne. Elle fait partie d’un trio de femmes, avec Djamila Bouhired et Djamila Boupacha, qui ont ému les algériens et le monde entier. On les a surnommées « Djamilates el Djazair » (Les belles d’Algérie).

Bouazza a été la première femme condamnée à mort par le tribunal militaire français à Alger avec Bouhired. Cette belle jeune fille de 19 ans était agent de liaison et membre du «réseau bombes» de Yacef Saadi (responsable de l’algérois lors de la bataille d’Alger). Elle a été jugée et condamnée à mort le 15 juillet 1957 pour avoir posé une bombe le 26 janvier 1957 à la terrasse du Coq Hardi.

Arrêtée en avril 1957, elle est transférée à El Biar, dans la sinistre et tristement célèbre « villa Sessini » pour être interrogée et torturée, puis incarcérée à la prison de Maison-Carré (El Harrach) où elle retrouve d’autres résistantes comme Jacqueline Guerroudj et Zora Drif, mais aussi Djamila Bouhired.

Née en 1938, Djamila Bouazza a ouvert les yeux un peu plus d’un siècle après la colonisation de l’Algérie (1830). Il était dit que c’est cette génération qui allait prétendre à l’indépendance du pays et à la liberté de son peuple. Une génération qui a vu et subi les affres de la colonisation et gardé en mémoire les tueries du 8 mai 1945 à Guelma, sétif et Kherrata. Et quand la guerre d’Algérie éclate, cette génération était encore « adolescente », mais cela ne l’a pas l’empêche pas de se ranger du côté du peuple qui avait soif de liberté.

Bouazza était employée au centre des chèques postaux à Alger quand elle est recrutée par Bouhired, qui sera sa compagne de lutte et de combat et dans les couloirs de la mort. Elles ont été avec d’autres résistantes en plein coeur de la bataille d’Alger qui battait son plein en cette terrible année de 1957. Les attentats à la bombe étaient la seule réponse aux assassinants commis contre les citoyens algériens innocents dans la basse Casbah.

Pour faire face aux tortures et aux condamnations de mort par l’administration militaire française de l’époque, une campagne a été menée en Algérie et en France par Jacques Verges et Georges Arnaud pour alerter et sensibiliser l’opinion française et internationale. Les deux avocats signeront un manifeste qui sera publié aux éditions de Minuit et qui permettra avec l’ouvrage d’Henri Alleg, de réduire la peine de Djamila Bouazza en travaux forcés à perpétuité. Elle sera libéré à l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962.

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