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Élections locales : La campagne est lancée

Élections locales : La campagne est lancée

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

La campagne électorale pour les élections locales bat son plein un peu partout en Algérie. Dans les alentours des salles réservées aux meetings, il y a un peu tout le monde. Des militants et des sympathisants ainsi que les « ni l’un ni l’autre ». Ces derniers viennent surtout pour prendre la température.

Dans les alentours des salles, à l’extérieur, l’ambiance est bon enfant. Karkabous, tambourins, t’bals et Gheita créent l’ambiance des grands jours. Particulièrement en ce début de novembre qui n’est pas sans rappeler le déclenchement de la Révolution.

En cette campagne électorale, certains y croient ferme et dur. D’autres ne sont pas sans penser à de la poudre aux yeux. Le plus important reste ce que proposent les uns et les autres pour des lendemains meilleurs. Des lendemains meilleurs pour un panier de la ménagère plus abordable. Un logement plus décent. Du travail pour toutes et tous. Une vie plus sereine pour l’ensemble.

Évidemment, les luttes se resserrent en cette période de surenchères. Les uns se battent contre les autres. Les réseaux sociaux s’enflamment pour dénoncer l’inconcevable. Les politiciens se frottent les mains dès qu’un meeting aura fait un petit plein. D’autres dénoncent les manigances, vraies ou fausses.

Globalement, c’est donc parti sur les chapeaux de roue. La campagne électorale des élections locales du 23 novembre prochain se veut tout d’abord mobilisatrice pour amener le plus grand nombre d’électeurs à voter pour des assemblées communales et de wilaya dignes des attentes des citoyens.

Les partis dans la course sortent leurs grandes batteries et leurs grosses cylindrées pour espérer le plus grand nombre d’élus.

Évidemment, le FLN se dit tout d’abord « confiant et serein ». Ils sont quelques 700.000 candidats engagés dans la course « pour mener une campagne propre ». Et à son secrétaire général de préciser, de souligner et de répéter que « le programme de son parti est le même que celui du Président de la République ».

L’autre parti de la majorité, le RND à travers son porte-parole Seddik Chihab, cité par notre confrère TSA,  les « acquis » de l’Algérie indépendante à l’occasion de la célébration de la date-anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale (1er novembre). « L’Algérie compte aujourd’hui 1,7 million d’étudiants », a-t-il dit.

Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a annoncé à Alger que son parti entend remporter « la majorité des assemblées locales » lors du scrutin du 23 novembre. « Nous sommes confiants et sereins. Nous avons 700.000 candidats mobilisés pour que notre parti gagne les prochaines élections », a-t-il déclaré. Il a appelé à mener une campagne « propre » qui exprime les positions du FLN, présenté comme « la colonne vertébrale » de l’État algérien. Ould Abbes a précisé que le programme du parti est « le même que celui du président de la République ».

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), a estimé à Mohamadia (Mascara), que le gouvernement aurait pu « chercher l’argent » en collectant les impôts et les crédits impayés au lieu de recourir à la planche à billets. « Un choix qui va compliquer les conditions de vie des citoyens », a-t-elle prévenu. « Au lieu d’encourager le secteur agricole pour garantir la sécurité alimentaire du pays, le gouvernement a choisi de céder des milliers d’hectares aux investisseurs américains », a-t-elle soutenu. Elle a expliqué que la campagne de son parti est surtout politique. « Car nous voulons profiter de la campagne pour expliquer les enjeux actuels. Il faut défendre l’État et la nation », a-t-elle dit.

Amara Benyounes, président du MPA, à Tamanrasset et Chlef, a plaidé pour que les élus locaux aient plus de prérogatives. « Il faut mettre un terme à l’ingérence de l’administration dans le travail des élus. Les élus doivent avoir tous les moyens pour assurer leurs missions. Le président d’APC a perdu tous ses pouvoirs. Il doit être réhabilité.

Amar Ghoul, président du parti TAJ, à Chiffa (Blida), a demandé à ses candidats de mieux « se frotter » avec les citoyens pour « mieux connaître » leurs préoccupations. « Le développement local est notre priorité. Ce n’est pas une question de moyens ou de programmes mais d’hommes. Quand l’État consacre des fonds, il doit trouver localement des cadres et des compétences capables d’appliquer les programmes du gouvernement », a-t-il estimé.

A.D

 

 

 

 

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