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Elections législatives dimanche au Mali, 1.400 candidats en lice pour 147 sièges

BAMAKO- Les Maliens se rendront dimanche aux urnes pour les élections législatives à l'occasion desquelles plus de 1.400 candidats se disputeront les 147 sièges au sein de l’Assemblée Nationale. Le scrutin est prévu en deux tours, respectivement le 29 mars et le 19 avril.

Elections législatives dimanche au Mali, 1.400 candidats en lice pour 147 sièges

BAMAKO- Les Maliens se rendront dimanche aux urnes pour les élections législatives à l’occasion desquelles plus de 1.400 candidats se disputeront les 147 sièges au sein de l’Assemblée Nationale. Le scrutin est prévu en deux tours, respectivement le 29 mars et le 19 avril.

Le mandat de l’actuelle Assemblée issue des élections de 2013, qui avaient octroyé une majorité au président Malien Ibrahim Boubacar Keïta, était censé s’achever fin 2018. Mais le scrutin a été repoussé à différentes reprises, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.

Au-delà de la bataille électorale qui s’annonce dure, ces législatives présentent surtout un certain nombre d’enjeux pour les différents partis, dans un contexte où la donne semble avoir évolué par rapport à l’environnement politique qui prévalait en 2013, lors des dernières élections des députés à l’Assemblée Nationale.

Confronté comme certains pays Africains au nouveau coronavirus (Covid-19), un couvre-feu nocturne est en vigueur dans tout le pays afin de lutter contre la propagation de la pandémie.

Le Président Malien a annoncé mercredi dernier un couvre-feu nocturne dans tout le pays afin de lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus, mais a indiqué que les élections législatives auraient bien lieu dimanche, comme prévu.

« Ces élections se tiendront le 29 mars, c’est-à-dire ce dimanche, et ce dans le respect scrupuleux des mesures barrières. Le gouvernement fera tout pour qu’il en soit ainsi », a-t-il assuré, alors que des organisations de la société civile et certains candidats réclamaient le report de ces élections à cause de la pandémie.

Pour sa part, le principal parti d’opposition au Mali, l’URD (Union pour la République et la Démocratie), a appelé samedi à une « participation massive » aux élections législatives de dimanche, malgré l’enlèvement de son chef Soumaïla Cissé et du nombre croissant de cas de coronavirus dans ce pays où des attaques terroristes sont également enregistrées.

Les législatives sont considérées comme un volet important de l’effort politique devant accompagner l’action militaire face à la dégradation de la situation, et ce malgré la pandémie de covid19.

Onze cas ont été recensés, selon le dernier communiqué du Ministère de la Santé. L’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et le couvre-feu ont empêché les derniers meetings de se tenir.

Seules quelques réunions publiques ont été organisées pendant la campagne électorale qui a pris fin vendredi soir et qui a été compliquée par les risques sécuritaires et les mesures adoptées par les autorités contre le coronavirus.

== Un scrutin sur fond de défis sécuritaires ==

Lors de son allocution télévisée, le chef de l’Etat Malien a appuyé sa décision du maintien des législatives sur l’une des résolutions adoptées à l’issue du dialogue national inclusif de décembre 2019.

Dans le centre et dans le nord du pays, certaines localités sont toujours en proie à une insécurité généralisée, caractérisée par la montée des attaques terroristes et les violences intercommunautaires.

L’organisation des élections législatives dans ces zones est un défi majeur pour l’Etat, qui n’est carrément plus présent dans certaines de ces localités depuis l’éclatement de la crise, en 2012.

Au risque de se retrouver face à un problème de représentativité de l’Assemblée Nationale, parce que certaines parties du territoire n’y auront pas de représentants, beaucoup d’observateurs appellent l’Etat à prendre des mesures pour que le scrutin soit « effectif » dans l’ensemble du pays.

« Le gouvernement dans son entièreté, mais plus spécifiquement à travers les ministères concernés, est en train de s’y atteler, a assuré Yaya Sangaré, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Des réels enjeux politiques se dessinent dans ces législatives émanant de la décision du dialogue national inclusif, longtemps attendu sur l’échiquier politique national.

Aps

 

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