L'édito

EDITO de Fayçal CHARIF

Au delà du ballon rond

Par : Fayçal Charif

La piteuse prestation de notre équipe nationale de football au Gabon lors de la coupe d’Afrique des nations qui suit son cours, et sa sortie prématurée de la compétition dans un désordre impardonnable et incompréhensible nous donnent cet envie et cette rage de vouloir comprendre et d’aller au fond des choses pour tenter d’expliquer les dysfonctionnements et pointer du doigt les responsables de cette déroute considéré par toute un peuple comme une catastrophe nationale.

Du garde matériels de l’équipe nationale au ministre de la république chargé des sports, en passant par le joueur international, le sélectionneur national et son staff, le président de la fédération et ses conseillers, la responsabilité est partagée en fonction du poste occupé et de la mission confiée.
Avec tous les moyens mis à la disposition de cette équipe nationale, il était inconcevable de réaliser un si mauvais parcours dans cette coupe d’Afrique. Elle aurait pu faire de grands matches et perdre son challenge, et on aurait tous crier haut et fort : « Ils ont fait ce qu’ils pouvaient. Ils ont bien joué. Le coeur y était et la volonté aussi… ». Mais rien de tout ça n’a été ressenti chez nos joueurs confrontés à un environnement inapproprié pour faire rêver les algériens.
Un entraîneur hésitant, ne maîtrisant pas son sujet, nommé dans la foulée d’une campagne médiatique qui a fait tomber un autre entraîneur qui lui aussi n’était pas à la hauteur de la grande équipe d’Algérie, tous comme les précédents d’ailleurs.
Mis à part, Rabah Sâadane et Hallilovich, qui soit dit en passant sont critiquables sur le plan technique et relationnel, aucun autre entraîneur depuis une vingtaine d’années n’a pu se hisser au rang d’une grande équipe d’Algérie ou hisser l’Algérie au rang des grandes nations du football.
Le président de la fédération algérienne est responsable de ce fiasco final et il en est le premier responsable. Il paye aujourd’hui ce qu’il a semé depuis presque deux décennies. Mais il n’est pas seul à être coupable, avec lui un bureau fédéral sourd et une assemblée générale muette.
Le ministre de la jeunesse et des sports, de par son statut est également responsable. Il représente l’Etat et la république, son intervention, lui et tous les autres ministres de ce portefeuille avant lui, était souhaitée, recommandée et conseillé, aujourd’hui elle demeure nécessaire et même vitale.
Mais au delà du ballon rond, au delà d’un match de football, d’une compétition, au delà d’une feinte, un dribble ou d’un but marqué, au delà de l’aspect technique et tactique, il existe une réalité qui ne trompe personne, celle du marasme de notre football en particulier (et de notre sport en général) et du coup on se retrouve sur le terrain de la politique menée par la fédération algérienne de football, par toutes les autres fédérations et par un grand questionnement : « Quelle politique soprtive pour l’Algérie ».
Il y a dix ans, et même plus, la fédération de cette discipline (le football) avait suivi son président dans son incroyable approche non discutée et pourtant discutable. Une approche qui a semé le doute dans le milieu du football national. Le président est parti de d’un constat, ni étudié, ni vérifié, pour dire que le football au niveau local était faible et que le championnat national ne pouvait enfanter de grands joueurs dignes d’une équipe nationale en quête d’un statut africain et mondial respectables.
Et même si ce constat était réel, il faut dire que la responsabilité de cette situation revenait à la fédération elle même, qui, avant et depuis, n’a jamais rien fait pour redorer la blason du championnat national, et n’a rien entrepris pour les écoles de football, et n’a programmé aucun projet pour les stades et les pelouses laissés en piteux état toutes ces longues années.
Le Stade de Mustapha Tchaker à Blida est devenu par la force des choses, le stade « fétiche » de l’équipe nationale, non pas pour sa capacité qui est loin de contenir tous les supporters algériens, et non pas pour sa pelouse qui est loin d’être un exemple en la matière, mais tout simplement pour sa « Baraka ». !!!
L’équipe nationale, depuis plus de dix ans a été l’arbre qui cache toute la forêt du football algérien et plus encore toute la forêt du sport algérien. Rien ne va plus, ou plutôt rien n’allait plus et la politique de l’autruche ne paye pas, ne paye plus, ne paye jamais. Mais la débâcle du Gabon n’a apparement servi à rien. Quelques chahuts ici et là, quelques critiques simplistes dans les médias, quelques réactions dans les hautes sphères pour calmer la colère de tout un peuple. Lamentable !!!

C.F

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