Analyse

Démystification en marche

Démystification en marche

Par : Kharroubi Habib

Dans les quartiers libérés d’Alep par l’armée gouvernementale, il a été découvert des charniers contenant des dizaines de corps ayant pour certains des membres manquants et pour d’autres des impacts de balles dans la tête. A ces macabres découvertes s’ajoute que les soldats syriens ont constaté que les terroristes ont littéralement truffé de mines et autres pièges mortels les quartiers qu’ils ont quittés. La presse occidentale a pratiquement ignoré ces faits dévoilés par l’armée syrienne et on le comprend car ils mettent à nu sa compromission avec les groupes armés terroristes qui en sont les auteurs et ayant consisté à les présenter comme étant des «rebelles modérés» et à refuser de considérer comme avérés les crimes et atrocités que leur ont imputés des observateurs et témoins récalcitrant à la mythification à laquelle elle s’est adonnée de leurs actes et faits de guerre. Aussitôt Alep libérée et sa population certainement disposée à témoigner de ce que fut le comportement des prétendus rebelles modérés qu’elle a encensés, la presse occidentale s’en est détournée. Il est vrai que ce qu’elle verrait et entendrait la mettrait en face de l’ignominie qui a été la sienne depuis le début du conflit armé en Syrie et durant toute la bataille d’Alep.

Ne pas voir, ne pas entendre et surtout ne pas rapporter lui permet d’entretenir l’éhonté mensonge qui a guidé sa conduite sur la Syrie. Et on le constate parce qu’elle persiste à qualifier de rebelles modérés les terroristes ayant quitté Alep et sur l’avenir desquels elle se désole en stigmatisant leur lâchage par l’Occident.

Elle a pourtant beau faire le black-out sur les vérités qui émergent sur la conduite de la prétendue rébellion syrienne, elle ne peut empêcher qu’elles sont sus et provoquent une révulsion quasi universelle de l’attitude partiale qui est la sienne par laquelle elle a trompé les opinions publiques en leur présentant les terroristes et mercenaires en armes contre le régime comme les défenseurs de la population syrienne révoltée par la «barbarie» du régime et de son armée.

Il est désormais attesté que les combattants «sans tache» encensés et défendus par la presse occidentale ont commis des horreurs qui sont autant de crimes de guerre et contre l’humanité. La presse occidentale ne peut prétendre à sa décharge n’en avoir pas soupçonné la réalité. La cécité et la surdité qui ont été les siennes à chaque fois qu’un faisceau de preuves établissait la réalité de ces crimes ne sont pas dues à l’impossibilité pour elle d’en vérifier la véracité, mais à sa volonté délibérée de les nier parce que remettant en cause la vision qu’elle s’est forgée sur le conflit syrien et qu’elle s’entête à présenter comme étant la vérité vraie de ce conflit.

Le conflit syrien est l’honneur perdu de cette presse occidentale dont la morgue et le mépris qu’elle met à sommer les opinions à accepter sans s’interroger ce qu’elle leur débite sont en train de céder la place à l’effarement de voir ses mensonges dévoilés.

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