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De la durabilité des traces de gazage à leur volatilité

De la durabilité des traces de gazage à leur volatilité

Par : Kharroubi Habib

Prises de court par la décision du gouvernement syrien autorisant la venue dans son pays d’experts de l’OIAC pour mener une enquête visant à établir la réalité d’une utilisation de l’arme chimique à Douma qu’elles ont mis sur le compte des forces loyalistes, les trois puissances occidentales qui n’ont pas attendu confirmation de leurs allégations anti-régime par le biais de cette enquête pour procéder à des frappes militaires contre lui, ont entonné des vitupérations qui sont à l’exact opposé de celles qu’elles ont fait entendre quand Damas n’avait pas encore donné son feu vert.

Avant, diplomates et médias occidentaux martelaient que le gouvernement syrien ne consentira certainement pas à une enquête de l’OIAC. En étayant leur pseudo-certitude par l’argument que les traces d’une utilisation d’armes chimiques étant impossibles à effacer, les autorités syriennes et leur allié russe diront «niet» à l’OIAC dont les enquêteurs ne manqueront pas d’en détecter et de confirmer ainsi la véracité de l’accusation portée contre eux. Depuis que les missionnaires de l’OIAC sont arrivés sur les lieux du «crime», ces mêmes milieux font entendre un tout autre son de cloche avec l’argumentaire contradictoire qu’il n’y aurait rien à attendre d’une enquête intervenant plus de deux semaines après la présumée attaque à l’arme chimique qui aurait été perpétrée à Douma.

Pour en convaincre les opinions publiques, ils font donner des «compétences» scientifiques qu’ils présentent comme inattaquables du point de vue de leur savoir pour ce qui a trait aux produits chimiques et à leur utilisation. Le ridicule de leur opération est que ces pseudo-scientifiques qui alimentent et justifient leur hystérique campagne de diabolisation du régime sont à quelques exceptions près les mêmes qui ont soutenu «doctement» que les traces d’un «gazage» sont extrêmement volatiles après avoir tout aussi «doctement» assuré qu’il en restera longtemps là où il a eu lieu.

Les trois puissances occidentales qui ont agressé la Syrie au prétexte de l’utilisation de l’arme chimique à Douma par les forces du régime et les médias qui défendent leur acte autant criminel qu’illégal au plan du droit international font montre d’un cynique aplomb dans la désinformation et la manipulation des opinions. Engoncés dans les aprioris qu’ils se sont forgés sur le conflit syrien et la responsabilité du régime en l’occurrence, ces milieux se refusent à admettre qu’il est une autre réalité dans ce conflit que celle présentée par eux. A ce degré d’entêtement dans le mensonge et la mystification, ils ne se rendent même pas compte que pour être allés trop loin et grossièrement dans cet exercice ils révoltent les esprits et provoquent dans ces opinions publiques qu’ils ont voulu enfumer et faire acquiescer à leurs méfaits un phénomène de salutaire rejet de leurs belliqueux desseins.

Désavoués et dénoncés de plus en plus largement, ces puissances occidentales et leurs médias sont dans le déni d’admettre qu’ils ont perdu la bataille de Syrie dont ils ont pensé qu’ils en seront les vainqueurs par la puissance de feu, le mensonge et l’intox. Aux Algériens ils rappellent par leur déni le dicton populaire qui stigmatisant l’attitude de la sorte la résume en «maaza, maaza oualou taret» (une chèvre reste chèvre même si elle vole).

KH.H
 

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