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De Climat-de-France à Bordj Boulila / Fort L’Empereur Il était une fois «tata Safia », la Belle à la النظرة المسرارة !

Longtemps, elle avait élu domicile dans mon vivier naturel : l’axe Bab-El-Oued, Climat-de-France, la Casbah. Avant d’escalader la colline et de s’installer à Bordj Boulila/Fort l’Empereur sur l’un des plus beaux balcons naturels de la Méditerranée, elle avait vécu et élevé ses rejetons à un jet de pierre de chez nous

De Climat-de-France à Bordj Boulila / Fort L’Empereur

Il était une fois «tata Safia », la Belle à la النظرة المسرارة !

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Avant de jouir du charme incomparable d’une نظرة مسرارة à nulle autre pareille avec vue imprenable sur la plus belle baie du monde, elle a irrigué l’axe BEO/Climat-de-France/La Casbah en h’nana tendresse comme nos génitrices savent en diffuser. «Moula bitha », le papa de ses enfants, a contribué, à l’école Condorcet et ailleurs, à l’éducation pédagogique des enfants de BEO. Avec des accents de respect et de vénération, nous l’appelions Cheikh Charif.

 

Des années durant, aux côtés de ma maman et de toutes les Dames de BEO, elle faisait ses courses au marché de l’Alma/El Kantira. Même quand elle s’est installée du côté de Bordj Boulila, elle continuait, tant que la santé était de mise, à descendre aux Trois Horloges pour faire son marché. Elle y tenait, au nom d’un rituel cher à nos géniteurs : la «sacralisation» du marché historique, là où, au gré des saisons et des jours, elle allait puiser les ingrédients de la marmite qui a nourri mes amis Fayçal Charif et Charif Fouad. C’est à eux que je pense ce matin. C’est pour eux que mon coeur vibre en ce mercredi 21 novembre. C’est au cousin Athmane Fazez et sa fratrie de la défunte rue Léon Roche que je pense ce matin. Eux-aussi sont tristes. Et pour cause !

Leur tante, plutôt leur maman, n’est plus. Khalti Safia s’en est allée — voici quelques heures — vers un monde meilleur. Elle est partie en laissant derrière elle une «familia » exemplaire, une mémoire et une image. Khalta Safia a pris congé de Fayçal, Fouad et d’autres rejetons dont la bonté et la «tarbiya » exemplaire le disputent à la fidélité en amitié. En guise d’héritage, elle nous lègue une mémoire, celle d’une maman et d’une voisine emblématique. Matériau lourd de sens historique, Khalti Safia nous laisse une image et quelle image ! Une iconographie HISTORIQUE signée dans le temps et dans l’espace : le 11 décembre 1961 à Climat-de-France/Oued Koriche.

Ce jour-là, Khalti Safia était au rang des Algériennes/Algériens qui, de Lâakiba fi Belcourt à cité Perez/cité Chevallier en passant par la Casbah et BEO, s’étaient précipités dans la rue pour manifester, emblème national en main. Ce cliché avait fait le tour du monde via un reportage photographique de Paris Match ! Il restera pour l’Histoire. Allah yarham Khalti Safia.

 

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